Votre démocratie est une république, à condition que vous sachiez la préserver

 Article modifié dernièrement le 18 Juil 2011 @ 0 h 28 min

  • La phrase de Benjamin Franklin

A propos de la démocratie américaine, Benjamin Franklin s’est inquiété à l’issue de la Convention constituante de 1787 : « C’est une république, à condition que vous sachiez la préserver. »

  • Comment préserver sa liberté ?

J’ai déjà expliqué l’importance de se battre, notamment pour conserver sa liberté d’expression, par exemple dans cet article ou encore dans celui-là. Mais je n’ai jamais expliqué comment.

  • Sondages américains

— Les sondages américains arrivent tous au même constat : une majorité de citoyens ignorent les origines de leur République et leurs droits fondamentaux.

— Autrement dit, leur propre système de gouvernement, qui se veut modèle de liberté, leur est inconnu.

  • L’ignorance

— Combattre l’ignorance semble donc être la première des batailles.

— Des citoyens ignorants ignoreront leurs droits les plus basiques, ne sauront pas les défendre ni se défendre eux-mêmes contre les abus de ceux qui en profitent.

  • L’indifférence

— Combattre l’indifférence et l’abnégation représente aussi une deuxième manière de se battre.

— Baisser les bras, dire « je m’en fiche de toute façon », ou s’en remettre à ceux qui nous dirigent sans jamais poser de question, voilà qui paraissait dangereux déjà à Benjamin Franklin au 18ème siècle.

— A force de faire confiance à ceux qui savent parler, on prend le risque d’abandonner son destin, et celui de nos enfants, à de mauvais représentants.

  • Regard tourné vers l’Afrique

c Oceansurf

© Oceansurf

— Dans certains pays d’Afrique, la différence est flagrante entre la classe dirigeante richissime dotée de propriétés et de voitures luxueuses, et le peuple qui dort de l’autre côté de la rue, par terre, au milieu des mouches, sans nourriture et sans abri.

— La corruption en Afrique est visible : d’un côté les dirigeants s’en mettent plein les poches, de l’autre le peuple meurt de faim.

— Dans les pays occidentaux cette opposition est moins marquée. Mais elle existe. A force de laisser faire, elle existera de plus en plus, jusqu’au jour où le peuple s’apercevra trop tard qu’il ne peut plus faire marche arrière.

— Lorsque je parle aux Africains et que je leur demande pourquoi ils ne se révoltent pas contre le pouvoir en place, ils me répondent que cela leur est impossible car le pouvoir politique contrôle l’armée et que ces gens n’hésitent pas à les tuer. Le peuple a peur, a faim, est n’est pas armé.

— Les citoyens occidentaux ont davantage d’armes en leur possession : il leur reste un petit espace de parole, il leur reste la possibilité d’aller voter même si de plus en plus de tricheries sont relevées lors des suffrages, il leur reste la possibilité de s’instruire, et il leur reste encore un peu de richesse pour avoir la force de se faire entendre.

— Ces avantages sur le peuple africain s’amoindrissent de jour en jour. Notre pouvoir d’achat, à nous peuple occidental, s’affaiblit. Notre éducation s’affaiblit. Notre volonté de nous instruire et de nous battre s’affaiblit. Nos moyens de nous faire entendre et nos forces seront de moins en moins grands au fur et à mesure que nos élites mangeront les parts du gâteaux.

— Le jour arrivera-t-il où nous ne pourrons plus préserver cette république ?

Trois flèches vers le bas

1- Logiciel de brouillage d’adresse IP :

Contourner la censure en surfant anonyme

2- L’article explicatif :

La différence entre un proxy et un VPN

3- Comment espionner un smartphone (app) :

L’application de référence

Commentez ici

  • achille52 23 janvier 2010, 5 05

    C’est un excellent article, mais je pense que le gros problème des pays africains est la déception, à chaque fois ils ont crus trouvés la bonne personnes, et ce n’était pas le cas. Les démocraties des pays riches et pauvres prennent des directions différentes, la première allant vers une immobilité, et la deuxième vers les pires abus.

  • Greg 23 janvier 2010, 8 08

    Une immobilité dis-tu. C’est là où nos opinions divergent ; tu sembles plus optimiste que moi. Si seulement je voyais la direction empruntée par nos démocraties stagner… Elle m’apparaissent, pour ma part, prendre une tournure de plus en plus autoritaire.

  • achille52 23 janvier 2010, 17 05

    Je parlais d’immobilisme des idées, ces dérives autoritaires s’expliquent par le fait que ces gouvernements que le monde change, et qu’il veulent garder le contrôle à tout prix. Par exemple, le traité de l’ACTA qui est une sorte d’Hadopi Mondialisé m’inquiète fortement s’il est mis en place.

  • vde 23 janvier 2010, 19 07

    re bonjour
    poursuivons à l’occasion par mail si vous êtes d’accord, pour ce post ou d’autres, plutôt que sur le blog. J’aimerais bien en savoir un peu plus sur ce que vous faites, votre rapport à l’Afrique aussi, lié peut être à votre milieu professionnel ? A bientôt

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