Des faits anti-démocratiques aux USA : un fascisme made in America ?

 Article modifié dernièrement le 30 Mai 2015 @ 19 h 18 min

  • Introduction

Dans Une caste américaine de John R. Macarthur, l’auteur revient sur les années 60 et 80 aux Etats-Unis. La question est posée : Les Etats-Unis représentent-ils vraiment la plus puissante démocratie du monde ? Puissante peut-être. Démocratique, peut-être pas.

  • Faits anti-démocratiques aux USA dans les années 1960 :

  1. Des violences racistes étaient dirigées contre les Noirs et contre les défenseurs des libertés individuelles, aussi bien au Nord qu’au Sud
  2. La police du maire Richard J. Daley réprimait par des bains de sang les manifestations anti-guerre lors de la convention démocrate de Chicago en 1968 (cf. article Wikipédia version anglaise)
  3. Des villages entiers vietnamiens étaient anéantis au napalm sous prétexte qu’il fallait pacifier le Vietnam
  4. 13000 citoyens américains hostiles à la guerre furent arrêtés par l’administration Nixon, dont 2000 furent détenus sur un terrain d’entraînement près d’un stade à la manière d’une dictature.

  • Années 80 : la démocratie américaine prisonnière de deux partis politiques

— Depuis les années 80, une vague conservatrice a amplifié le pouvoir de la finance et des affaires en Amérique. Les deux principaux partis (démocrates et républicains) acquièrent assez d’argent pour manipuler les médias et attirer de riches donateurs. Ils se mettent à contrôler les candidats aux élections présidentielles afin de s’enrichir.

— La politique devient un luxe d’homme riche : en 1976,  les 15 candidats à la présidence récoltent 44 millions de dollars en donation privée + 25 millions de dollars en financements publics. En 2004 les chiffres ont explosé : rien que George W. Bush et John Kerry ont disposé de plus de 500 millions de dollars en fonds privés.

— Aucune chance, pour un homme autre que milliardaire, de pouvoir accéder aux hautes fonctions de cette démocratie.

  • Quelques sources

Article « Afro-Américains » Wikipédia

Article « Richard Daley » Wikipédia

Article du journal Le Monde « L’enfant symbole du Vietnam »

Article « Richard Nixon » Wikipédia

Article « Présidentielle américaine : les règles de financement de la campagne » sur www.politique.net

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Commentez ici

  • achille52 16 janvier 2010, 7 07

    L’argent est le nerf de tous les secteurs maintenant, la notion première de la démocratie a disparue depuis longtemps

  • Greg 16 janvier 2010, 12 12

    Perso j’arrive pas à m’y faire et je pense que je n’arriverai jamais à l’accepter – Le problème justement c’est que de plus en plus de jeunes acceptent ce fait sans sourciller comme si c’était normal.

  • Sarfati Jean 29 janvier 2010, 18 06

    Je propose le concept général de SEMI-démocratie (on peut développer ainsi: quart de démocratie, huitième, etc).
    Parce que la vie économique est essentielle à la vie sociale (car à la base c’est le Travail en collectivité qui est indispensable à la SURVIE humaine).
    Or la vie économique est gouvernée par une oligarchie, une aristocratie financière. Donc elle est le siège, comme lieu essentiel à la vie des hommes, d’une anti-démocratie: d’où le terme envahissant aujourd’hui d’ « élite », terme au fond infamant d’un point de vue de démocrate.
    Mais reste que le champ du politique ménage 2 types de société: celles des dictatures politiques, de cliques ou de partis; et celles des démocraties représentatives.
    Malgré le fait que la dictature économique de l’aristocratie financière pèse lourdement sur le politique par le pouvoir de l’argent, il reste que la relative liberté de parole et d’association fait une différence FONDAMENTALE pour des citoyen(ne)s.
    Il n’y a donc dans le monde que des dictatures ou des semi-démocraties.
    Pas de pleine démocratie.
    De deux maux il faut choisir le moindre: il faut absolument être du côté de la semi-démocratie contre la dictature.
    Car ainsi le débat, la lutte politique reste civilement possible.
    Je note que la semi-dem n’existe que dans des pays capitalistes.
    C’est paradoxal, mais c’est corrélé à la valeur de la notion de concurrence dans sa forme constructive.
    Le problème est que le capitalisme a une tendance intrinsèque à tourner à la loi de la Jungle. Et là la semi-dem devient quart de dem, huitième de dem, etc, comme aujourd’hui.
    Donc l’avenir n’est pas écrit: sauf que ce sera la société du Savoir qui domestiquera la concurrentialité nécessaire.

  • Greg 29 janvier 2010, 20 08

    Merci de votre commentaire que j’ai trouvé intéressant jusqu’à la dernière phrase que j’ai du mal à comprendre : « ce sera la société du Savoir qui domestiquera la concurrentialité nécessaire. » A vrai dire cette phrase a même tendance à me faire peur quand on sait que j’ai écrit, notamment dans cet article, que les politiques sont justement enclins à abêtir les gens afin de mieux les manipuler.

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