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Pour vivre heureux détachons-nous de tout

Le livre SAPIENS

Yuval Noah Harari, dans son livre SAPIENS, écrit un chapitre intéressant dans lequel il affirme que l’homme n’est pas programmé génétiquement pour rechercher le bonheur à tout prix, et qu’à titre d’exemple, l’homme d’aujourd’hui est plus malheureux que l’homme nomade qui devait chasser et cueillir pour se nourrir. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’homme d’aujourd’hui est beaucoup plus stressé et qu’il a beaucoup moins de croyances et de buts permettant de l’épanouir. De même, le chasseur cueilleur vivait au sein de sa cellule familiale uniquement tandis que l’homme contemporain est contraint de s’entendre avec d’autres individus parfois méchants et avec lesquels il ne s’entend pas forcément.

Pourquoi le bonheur n’est pas le but ultime de l’homme

Ce livre apparaît pour beaucoup comme une claque en pleine figure. L’évolution a pour but d’accroître l’espèce humaine (changement d’alimentation, culture, élevage, sédentarisation) mais en aucune manière de rendre l’individu heureux. Les politiques, la création des Etats, les frontières, les guerres, les sociétés, tout cela n’a pas amélioré notre bonheur.

Qu’est-ce qui rend heureux ?

De fil en aiguille, il est logique que le blog DES GEEKS ET DES LETTRES entame une série d’articles sur le bonheur de l’être humain. Qu’est-ce que c’est ? Comment l’atteindre ? Oui, c’est un peu prétentieux de prétendre explorer ce sujet, et pourtant tout le monde devrait le faire. Peu de chercheurs tentent de répondre à cette question. Comment nous rendre heureux ? N’est-ce pas une question capitale ?

La tentative avortée de réponse sur Arte

Il y a deux jours, je suis tombé sur l’émission philosophique diffusée sur ARTE se questionnant sur le bonheur (ici le lien de l’émission sur Youtube). Désolé, mais cette fois-ci je n’ai pas du tout été convaincu par ce qui était dit à l’écran. En substance, le bonheur n’existe pas, ce qui rendrait heureux c’est le fait d’imaginer son propre bonheur. Je n’adhère pas à cette réponse. Cela voudrait dire que l’homme d’aujourd’hui connaît peu ou prou la même « dose » de bonheur que l’homme de Neandertal. Cela laisse entendre qu’il y a peu de marge de manœuvre, pour nous au quotidien, pour changer notre malheur et le convertir en bonheur. Les intervenants affirment que parfois on trouve le bonheur « par hasard »… Non, définitivement non, je n’y crois pas.

La bonne réponse qui n’a pas été dite sur Arte

Bouddhiste heureux

Ce n’est pas la peine de tourner en rond : le découverte du bonheur, la clé, a déjà été trouvée en l’an 500 avant notre ère grâce au bouddhisme. Le bonheur évoqué par l’émission d’Arte regroupe les bonheurs quotidiens comme ceux attraits à la possession :

  • Je suis content parce que je possède une nouvelle voiture
  • Je suis content parce que je viens d’avoir un coup de foudre
  • Je suis content parce que je viens de me réconcilier avec mon ami

Mais ces bonheurs alternent avec des périodes de souffrance qui sont leur exact inverse :

  • Je suis triste parce que je viens de connaître les revers d’un accident de la route
  • Je suis triste parce que ma copine vient de me quitter
  • Je suis triste parce que je suis en dépression

Au final, ces épisodes ont tendance à s’annuler quelle que soit l’époque à laquelle nous vivons, que nous vivions au Moyen-Âge ou au XXIème, que nous soyons un chasseur-cueilleur ou un sapiens contemporain, jusqu’à rabaisser notre niveau de bonheur à zéro. Ce n’est pas sur ça qu’il faut baser notre bonheur. Ce n’est pas la bonne échelle. Arte s’est trompé d’instrument pour mesurer l’échelle du bonheur. Tout simplement parce que l’émission précitée n’est pas parvenue à définir le véritable bonheur.

Les petits bonheurs quotidiens, souvent liés à la possession de quelque chose ou de quelqu’un, ne comptent pas parce qu’il sont bien trop fragiles pour durer. De plus, ils dépendent trop de votre environnement et de choses que vous ne pouvez en aucune manière contrôler. Comment contrôler l’arrivée dans votre vie d’une maladie comme le cancer ? Vous ne pouvez rien y faire. Vous la subissez. Et pourtant, il y a moyen de faire en sorte que cette maladie ne vienne pas ruiner pas votre bonheur.

Spiritualité ou recette du véritable bonheur ?

Tout simplement parce qu’il existe un autre bonheur, alternatif, en fait le véritable bonheur, celui dont parle Yuval Noah Harari dans SAPIENS. Ce bonheur-là ne dépend en aucune manière de ce qui vous arrive. Je commence petit à petit à y voir plus clair dans ce bonheur-là, même si nous y reviendrons dans d’autres articles de ce blog, au fur et à mesure de ma réflexion. Ce bonheur dont je parle vous détache du monde matériel (cette course à la possession évoquée ci-dessus), vous détache donc des aléas de la vie quotidienne et vous permet de regarder la vie en spectateur. Libérés de vos sens (entendez par là du monde matériel qui vous entoure), vous vous libérez du même coup de toutes ces contrariétés qui n’en valent en réalité pas le coup.

Au quotidien, la recette consiste donc à apprendre à se concentrer sur nos propres pensées et à se détacher des événements qui nous tombent dessus. Si vous avez du mal à le faire, réfléchissez au fait que de toute façon, à chaque événement heureux qui vous arrive succédera un événement malheureux. Au final, ils ne valent pas le coup de s’y attarder. Les choses qui nous entourent étant toutes temporaires et matérielles, elles ne valent pas le coup qu’on s’y attache. En apprenant à lâcher notre attachement aux choses qui nous entourent ou que nous subissons, nous nous éloignons peu à peu de la notion de propriété qui est source de notre malheur, et nous prenons le chemin du véritable bonheur.

  • Perdre la santé
  • Perdre de l’argent
  • Perdre sa voiture
  • Perdre sa copine

C’est à chaque fois perdre la propriété de quelque chose qui de toute façon est « friable » et temporaire dans l’univers. Quand quelqu’un est calme, serein et sage, ne dit-on pas dans le langage courant qu’il est « détaché » ? C’est exactement ça. Détaché même de soi.

Le bonheur ultime

Le bonheur ultime est peut-être d’aller au bout de cette réflexion jusqu’à arriver à la notion de « non-soi ». Parvenir à se détacher des événements qui nous arrivent mais aussi de nous-même, puisqu’en tant qu’êtres humains nous sommes par définition éphémères. Une fois que tout ce monde matériel disparaît, ne reste que l’important.

A écouter

Philippe Cornu

Si vous voulez écouter une émission de la radio France Culture consacrée au sujet, vous pouvez vous rendre sur cette page du site franceculture.fr. Précision importante : le passionnant Philippe Cornu, qu’on entend dans l’émission, précise à juste titre qu’il ne faut pas parler de détachement dans le bouddhisme mais plutôt de non-attachement, qui a un sens plus fort.

Personnellement je n’ai aucune prétention religieuse dans cet article, qu’il faut prendre davantage comme une simple réflexion.

Trois flèches vers le bas

1- Logiciel de brouillage d’adresse IP :

Contourner la censure en surfant anonyme

2- L’article explicatif :

La différence entre un proxy et un VPN

3- Comment espionner un smartphone (app) :

L’application de référence

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