Il est heureux de constater qu’un sujet a été abordé ce soir, lors du débat entre Benoît HAMON et Manuel WALLS, un sujet longtemps tabou et complètement absent des sujets politiques : je veux parler de la maltraitance psychique au travail.
C’est Benoit HAMON qui l’a abordé ce soir. Comme il le spécifie sur son site, il considère le burnout au travail comme une maladie professionnelle que les entreprises se doivent de combattre. Il est vrai que les entreprises avant-gardistes (notamment anglosaxonnes, pionnières en la matière) favorisent de plus en plus le bien-être au travail (massages, yoga, dégente, salle de fitness, horaires aménageables), constatant que les résultats en terme de performance s’en trouvent augmentés.
En France cette mentalité est à la traîne. On fait encore du managing par le stress : on pousse les employés à la dépression et on les initimide pour qu’ils donnent plus. C’est tout l’inverse qu’il faudrait faire.
Faire en sorte que son employé se sente mieux pour que, de lui-même, il donne plus : voilà le raisonnement qu’il faudrait encourager.
C’est donc sans faire aucune politique sur ce blog que je remercie Benoît HAMON d’avoir abordé ce thème. Oui, M. HAMON, vous avez raison, les jeunes aujourd’hui veulent être autonomes dans leur travail. Oui ils sont intelligents et n’ont plus besoin qu’on les fouette pour qu’ils travaillent. Oui ils préfèrent gagner moins mais être leur propre patron. Oui, enfin, il faut mettre un frein au managing par le stress.
Un livre est à conseiller en la matière : La panne (2012) de Christophe Dejours.
Vous pouvez également lire ce que je disais en affirmant que le travail devrait être un plaisir.