Classement par type des joueurs de jeux vidéos

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Écrit par Grégory Hénique

Ancien officier de police judiciaire. Dix-sept ans de gendarmerie, dont trois à Saint-Pierre-et-Miquelon.

 

Je décortique la surveillance et je vous donne les outils pour y échapper. Chaque dimanche, dans la newsletter.

 

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joueurs

Le grinder joue pour la progression.

  • Niveaux,
  • rangs,
  • succès,
  • skins,
  • passes de combat,
  • statistiques.

Rien de décoratif. C’est la preuve qu’il a investi du temps et gagné quelque chose.

Le grinder, obsédé par la progression visible

Une étude de Newzoo a proposé une grille de lecture en 8 profils, du collectionneur au joueur social. Cette classification recoupe en partie celle de Bartle, mais elle intègre des usages plus récents comme le visionnage de streams ou la pratique mobile. Si vous vous reconnaissez dans plusieurs cases, c’est normal : la plupart des joueurs cumulent deux ou trois profils selon les périodes.

Pour ce joueur, une session qui ne fait pas avancer une barre semble incomplète, même si les parties étaient amusantes. La satisfaction vient du mouvement vers l’avant, pas du plaisir de jeu. Les grinders sont attirés par les jeux à systèmes de progression visibles : échelles classées, passes saisonniers, pistes de butin, systèmes de prestige et arbres d’amélioration.

  • Chaque partie est mesurée au progrès généré (XP, objet débloqué, défi complété)
  • Les sessions s’allongent au-delà du prévu (« encore une partie » se transforme en quête du palier suivant)
  • La répétition est tolérée : refaire le même donjon ou affronter le même boss pendant des heures semble productif

Le revers, c’est l’épuisement. Quand les récompenses ralentissent ou s’arrêtent, la motivation s’effondre. Un grinder qui termine un passe de combat ou atteint le rang visé peut ressentir un vide, même si le jeu n’a pas changé. Pour des millions de joueurs, cette ascension est tout l’intérêt du jeu : une progression mesurée en chiffres, en barres et en satisfaction de voir quelque chose grandir.

Le compétiteur qui grimpe pour se comparer

Le joueur agressif et compétitif ne cherche pas seulement à gagner, il cherche à dominer. Il choisit souvent un seul personnage ou une seule classe et l’optimise jusqu’au bout. Ce profil se rapproche du compétiteur classique, avec une tolérance plus faible à la défaite.

Le grimpeur compétitif est moins motivé par les récompenses que par la comparaison. Il ne veut pas seulement s’améliorer : il veut être meilleur que les autres. Rangs, classements, MMR, divisions et badges ne sont pas de simples systèmes de progression, mais une preuve sociale. Chaque chiffre à côté de son nom raconte sa position dans la hiérarchie.

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Ces joueurs se tournent vers les jeux à échelles claires (Rocket League, League of Legends, Valorant, CS, les échecs). Une victoire qui fait monter le rang a du sens ; une défaite fait mal parce que la position dans l’échelle a glissé. Le grimpeur pense en termes de compétence : il regarde des replays, étudie les joueurs de haut niveau et analyse ses erreurs (positionnement, timing, prise de décision).

  • Les coéquipiers deviennent des outils pour grimper, les adversaires des obstacles
  • La frustration arrive vite quand une partie est perçue comme du temps gaspillé dans la bataille pour le rang
  • Au mieux, ces joueurs créent des métas et élèvent le niveau de la communauté ; au pire, ils deviennent obsédés ou toxiques

Les jeux modernes sont construits autour de cette mentalité : modes classés, réinitialisations saisonnières et paliers visibles maintiennent l’engagement. Pour le grimpeur compétitif, jouer n’est pas un divertissement, c’est un concours permanent où chaque file d’attente est une entrée dans l’arène.

Aussi sur mon blog => Quand des joueurs réels imitent des jeux vidéos fictifs

L’échappatoire du joueur occasionnel

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Le joueur en quête d’histoire avance pour la narration, pas pour le score. Il accepte des graphismes datés si l’écriture tient la route. À l’inverse, l’explorateur et le perfectionniste ratissent chaque recoin, collectionnent les succès et refusent de laisser une zone inachevée.

Ces deux profils cohabitent souvent chez la même personne selon le jeu lancé.

gamer femme jouant a wow

Le joueur occasionnel en quête d’évasion joue pour la raison inverse du grimpeur compétitif. Il n’est pas là pour prouver quoi que ce soit, mais pour fuir quelque chose : le stress, l’ennui, l’école, le travail, l’anxiété ou le bruit ambiant.

Son rapport au jeu n’est pas structuré par des objectifs chiffrés ou une comparaison sociale. La session idéale est celle qui permet de décrocher, sans pression de performance ni obligation de progression. Ce profil recherche une expérience qui absorbe l’attention et coupe du quotidien.

Le joueur caméléon, celui qui change de type selon le jeu

Grégory Hénique, auteur de desgeeksetdeslettres.com
J’ai acheté le premier Diablo à sa sortie en 1997, après l’avoir suivi dans Joystick. À l’époque, j’étais un explorateur : découvrir les donjons, comprendre les mécaniques, tester des builds sans optimiser.

Puis Path of Exile est arrivé en 2013, pendant son Open Beta. Et là, quelque chose a changé : je me suis mis à expérimenter des ascendances très différentes, d’un Guardian niveau 92 à un Assassin niveau 91, en passant par un Occultist niveau 90 ou un Chieftain niveau 87.

Le type de joueur qu’on croit être n’est jamais figé : c’est le jeu qui révèle une facette différente de nous.

Grégory Hénique

Pour aller plus loin, NordVPN reste l’option que je recommande pour ce genre de situation.

Pour aller plus loin

Profil Motivation principale Comportement typique
Grinder Progression visible Farm, niveaux, statistiques
Compétiteur Se comparer Classements, tournois
Occasionnel Évasion Sessions courtes, mobile
Explorateur Découverte Cartes, secrets, lore
Narratif Histoire Campagne solo, RPG
Caméléon Adaptation Change selon le titre

FAQ

Peut-on appartenir à plusieurs types de joueurs ?

Oui, la plupart des joueurs cumulent deux ou trois profils. Le type dominant dépend du jeu lancé et de la période de vie.

Ce contenu est proposé à titre informatif et ne constitue pas une étude scientifique. Les typologies citées (Bartle, Newzoo) sont des grilles de lecture, pas des diagnostics. Aucune donnée personnelle n’est collectée sur cette page.

8 réflexions au sujet de « Classement par type des joueurs de jeux vidéos »

  1. Steph

    Ça dépend vachement du jeu quand même. Sur un CS ou un Dota, le tryhard il est limite obligatoire, sinon tu te fais démolir. Le ‘faut juste s’amuser’ c’est bien joli mais ça marche pas partout.

  2. LoivissaLumiere

    Ca me parle trop cet article, merci pour ce moment de lecture les gars, continuez comme ca !!

  3. jettay

    Le pire c’est ceux qui te disent ‘c’est qu’un jeu’ et qui t’insultent 3 secondes après. Cherchez l’erreur.

  4. ClaudeBesnard

    Franchement je sais pas trop quoi penser de ce classement… Perso je joue depuis 15 ans et j’ai jamais vu quelqu’un rentrer pile dans une seule case. Mon meilleur pote c’est un tryhard de ouf sur Rocket League, genre il rage pour un but raté, mais dès qu’on passe sur un jeu coop il devient le mec le plus chill du monde. Donc bon, dire que y’a des ‘types’ fixes, j’suis pas convaincu. T’as des sources, des études ou c’est juste ton ressenti ? Parce que ça change tout.

  5. philippes.

    Franchement les pires c’est ceux qui prennent tout trop au sérieux et qui oublient de s’amuser, tellement vrai !!

  6. Bon bah j’arrive toujours pas à me classer … chui inclassable ^^

  7. Greg

    lol je me vois bien Chaotic Good 😀

  8. Euh j’arrive pas trop à me situer en fait … et toi ?

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