Ce qui plaît vraiment dans les jeux vidéo en 2026

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Écrit par Grégory Hénique
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Le soir, après une journée harassante, lancer son jeu vidéo préféré permet de retrouver des règles connues, dans un univers familier que l’on domine. Dans ce monde virtuel, nous sommes un héros confronté à des monstres ou des problèmes difficiles, mais un héros. C’est un peu comme retrouver un vieux canapé après une longue randonnée : on sait exactement où on met les pieds, et ça fait du bien.

Quand la vie semble difficile, retrouver le jeu vidéo est un anti-dépresseur. Il possède une vertu rassurante. Aucun danger à s’y réfugier tant que le jeu ne remplace pas la réalité. Bon, évidemment, si vous passez 14 heures devant votre écran sans manger, le problème est ailleurs.

Mais c’est une autre histoire.

Cette vertu rassurante, je la ressens profondément. Le jeu vidéo, parce qu’il est interactif, se distingue des autres médias. Il incite à une réaction, à faire des choix, à construire une expérience unique. Il est porteur d’émotions liées à ce que certains chercheurs appellent « un impératif d’action ».

Cette émotion peut naître de l’action ou de l’échec de l’action, comme de l’immersion dans l’univers proposé. L’apanage du jeu vidéo, c’est qu’il jongle constamment entre fiction et réalité. Et parfois, cette frontière est si fine qu’on en oublie de respirer.

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Le jeu vidéo en tant qu’addiction : une fausse idée

Je parle de cette facette parce qu’elle fait l’actualité. Les médias « concurrents » n’aiment pas le jeu vidéo et diffusent des documentaires alarmistes sur ses mauvais effets. Le jeu vidéo rend violent ou rend accro. C’est un peu comme si on disait que le pain rend obèse parce que certaines personnes mangent 10 baguettes par jour.

Je ne vais pas rentrer dans ce débat. Je suis convaincu que des gens peuvent être accros ou violents après avoir joué, mais que le jeu n’en est pas la cause. Il y a toujours d’autres problèmes derrière. Une mauvaise passe, un manque de repères, une solitude mal vécue.

Le jeu vidéo n’est qu’un révélateur

De nombreuses études viennent traiter de la violence dans les jeux vidéo, et c’est souvent sous cet angle que le jeu vidéo est décrié dans les médias. Mais la tendance, petit à petit, tend à s’inverser.

Les chercheurs se sont emparés de la question dans des perspectives philosophiques, psychologiques et sociologiques. Si nous partons du jeu en général, de nombreux auteurs le décrivent comme un excellent moyen de développement mental pour l’enfant.

Il permet à l’enfant d’expérimenter et de développer des compétences sociales et d’apprentissage. Ces compétences sont nécessaires à son bon développement cognitif et émotionnel. En gros, le jeu vidéo, c’est un peu comme une cour de récréation numérique, mais en mieux.

Le jeu vidéo peut être une passion, un loisir prenant comme la télévision, la musique ou le marathon. Si certaines personnes ne supportent pas que d’autres préfèrent le jeu vidéo à d’autres loisirs, le problème ne vient-il pas de cette intolérance ?

Ne faut-il pas se demander pourquoi une frange de la population ne supporte pas la différence ? J’ai souvent été confronté à ces personnes intolérantes et condescendantes, pour qui seules leurs occupations sont dignes d’intérêt. La solution ? M’en éloigner 😀

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Le jeu vidéo en tant que lien social

Cette facette récente du jeu vidéo ajoute un plaisir : se mesurer aux joueurs du monde entier via les jeux en ligne, ou jouer en coopération avec eux (principalement avec les MMO et des FPS comme Counter Strike). C’est un peu comme si, d’un coup, votre salon se transformait en salle d’arcade géante, peuplée de gens du monde entier.

Discuter en ligne, s’organiser de façon hiérarchique, récolter des ressources in game pour réussir des épreuves ou construire des bâtiments virtuels ensemble, vaincre des ennemis impossibles à battre en solitaire : voilà les challenges possibles. Et franchement, c’est grisant de se dire qu’à 3 heures du matin, vous et un inconnu de Tokyo êtes en train de coordonner une attaque contre un dragon.

La nouvelle identité virtuelle du joueur lui permet d’avoir un rôle qu’il n’aurait pas dans la vie réelle (IRL). Une autre manière de jouer, différente des jeux du passé. On peut être le guerrier qu’on n’est pas, le meneur qu’on n’ose pas être, ou simplement l’artisan qu’on rêve de devenir.

L’inconvénient est que dans ces jeux massivement multijoueurs, il faut investir beaucoup de temps libre : sans connexion régulière, votre personnage ne se fera pas connaître et ne conservera pas de relations durables. C’est pourquoi j’ai cessé d’y jouer. On finit par se sentir comme un employé qui doit pointer, et ça, ça tue le plaisir.

Cet inconvénient est en passe d’être corrigé. Les jeux multijoueurs en ligne proposent des espaces de collaboration nouveaux pour les joueurs. Ils leur donnent la possibilité de s’allier ou de s’affronter, de créer des alliances ou des clans. Tant de possibilités pour l’individu de créer du lien social tout en étant dans un espace virtuel.

C’est un peu comme si on avait inventé un nouveau type de café, mais sans le bruit des tasses.

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Les bénéfices cognitifs et motivationnels des jeux vidéo

En comparant un groupe de joueurs experts et un groupe de personnes n’ayant jamais joué à un jeu de tirs, les chercheurs ont démontré que le groupe joueurs possède de plus grandes capacités d’attention, un meilleur traitement spatial et une meilleure rotation des habiletés mentales.

Il s’agit d’une meilleure allocation de ressources et d’un meilleur filtrage des informations présents chez les gamers. En clair, votre cerveau devient une machine de guerre, mais pour le bien.

Ces bénéfices ne s’appliquent pas à tout type de jeux vidéo

Les gains attentionnels et de traitement spatial ont été documentés pour les shooter games mais pas pour les Role Playing Games (RPG).

heroesofmightandmagic3 screenshot
Heroes of might and magic 3 (un de mes jeux préférés)

Dans la même idée, il a été montré que les RPG et les shooter games permettent une amélioration de la capacité de résolution de problèmes, mais que cet effet n’a pas été montré dans les jeux de course ou de combat. Pour finir, des études montrent que jouer au jeu vidéo (sans distinction de type) augmente la créativité.

Bref, tous les jeux ne se valent pas, mais chacun a ses vertus.

Comment marche le système motivationnel dans les jeux vidéo

Par le biais de la récompense. En effet, le joueur est récompensé pour ses actions aux travers de différents mécanismes (passage au niveau suivant, gain d’expérience, d’argent, d’équipement…).

Ces mécanismes participent à positionner le joueur dans une zone de satisfaction caractérisée par un équilibre entre le challenge et la frustration, et le succès et l’accomplissement. C’est un peu comme un jeu de cartes où chaque bonne main vous donne envie de continuer.

Certains auteurs postulent que les expériences d’échec dans le jeu vidéo, même si elles peuvent amener à diverses manifestations émotionnelles négatives comme la colère, la frustration ou la tristesse, peuvent aussi amener le joueur à répondre avec excitation, amusement et intérêt.

L’échec amène le joueur à recommencer avec plus de motivation pour atteindre son but. => Le jeu vidéo nous apprendrait donc à persévérer. Et ça, c’est une leçon de vie qu’on ne trouve pas dans un manuel scolaire.

Le jeu vidéo amène le joueur à construire différentes stratégies de régulation

⇒ Ces stratégies ont un impact positif sur les émotions.

  • Les stratégies comme l’acceptation,
  • la recherche de solution
  • ou encore la recherche de soutien social sont liées à des niveaux plus bas de symptômes dépressifs, de stress ou d’anxiété.

Ces stratégies sont récompensées dans les jeux vidéo : le joueur est amené à constamment rebondir après l’échec et à tester de nouvelles solutions pour atteindre un but donné. Des études montrent que jouer à son jeu préféré améliore l’humeur, apporte des émotions positives, un état de relaxation et diminue l’anxiété.

En gros, c’est une thérapie, mais avec des graphismes. A lire pour aller plus loin : Shékina Rochat, Caroline Arnoux-Nicolas, Le jeu : Une approche porteuse de sens, voire de bonheur ?

Jeu vidéo et compétence sociale

Les jeux multijoueurs en ligne proposent des espaces de collaboration nouveaux pour les joueurs. Ils leur donnent la possibilité de s’allier ou de s’affronter, de créer des alliances ou des clans. Tant de possibilités pour l’individu de créer du lien social tout en étant dans un espace virtuel.

Des études démontrent les bienfaits du jeu vidéo « pro social »

Ces jeux vidéo encouragent les comportements pro-sociaux, comme la coopération, l’échange (d’équipements, de savoirs), le soutien et l’aide aux autres joueurs et ont un effet direct sur les conduites pro-sociales. Ces jeux vidéo ont aussi un effet positif sur le niveau d’empathie. On apprend à se mettre à la place de l’autre, même si cet autre est un elfe à la peau bleue.

Les effets des jeux vidéo sur la sphère sociale sont à nuancer

Le jeu vidéo peut apporter du mauvais comme du bon, et les limites se situent également dans les usages que l’on en fait. Comme nous l’avons vu, ce phénomène de société rentre dans le domaine de la recherche. Notamment dans le domaine de la dépression, où celui-ci est utilisé comme complément de traitement et montre une diminution des symptômes dépressifs, ou encore comme médiateur dans le cadre de psychothérapies.

Les jeux vidéo offrent une infinité de possibilités qu’il nous reste encore à découvrir, imaginer et explorer. Et franchement, c’est excitant de se dire qu’on n’a encore rien vu.

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Le jeu vidéo est-il vraiment bénéfique pour le cerveau ?

Oui, plusieurs études le confirment. Les jeux d’action améliorent l’attention et le traitement spatial, tandis que les RPG développent la résolution de problèmes. Le tout, sans distinction de type, booste la créativité.

Pourquoi les jeux vidéo créent-ils du lien social ?

Les jeux multijoueurs permettent de collaborer, de créer des alliances et de s’organiser en clans. Ils offrent un espace virtuel où l’on peut nouer des relations et s’entraider, loin des clichés d’isolement.

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8 réflexions au sujet de “Ce qui plaît vraiment dans les jeux vidéo en 2026”

  1. Oui, « jeux vidéos », dans le titre et à la fin du premier paragraphe du point 3. Je corrige parfois des articles pour un site de jeux, justement, et ces fautes-là sont les deux plus courantes, même en martelant les fautifs sadiquement depuis plusieurs années :D.

  2. En effet ton expérience sur WoW serait, je pense, très intéressante si tu la développais dans un article.

    PS : j’ai fait une faute ?

  3. Également d’accord avec Guillaume44, j’ai pour prévision d’aborder cet aspect au travers d’un article sur mes années de WoW, d’ailleurs. J’ai un goût très prononcé pour le challenge et je suis convaincu que les jeux (mais aussi le sport) y sont fortement liés.

    Petite modification, j’ai failli oublier : on ne met jamais de « s » à vidéo et à multijoueur (sauf, pour ce dernier, quand il est employé comme adjectif, comme c’est le cas dans l’article).

  4. Je viens de relire ton commentaire, Guillaume44, et en effet ta remarque sur les tâches du quotidien qui prennent une autre tournure pour les joueurs est, je trouve, très pertinente. Le joueur développe des réflexes, un goût pour les défis mais aussi une mentalité ; cette mentalité peut peut-être « servir » dans la vie réelle comme tu le laisses entendre.

  5. Je vois qu’on a à peu près le même parcours, Guillaume44. Peut-être un jour pourras-tu écrire un article sur ton blog sur un de mes romans publiés 😀 (on peut toujours rêver) ++

  6. Très intéressant cet article !

    1- réussir un niveau ou une partie de jeu vidéo a un effet stimulant et motivant pour réussir d’autres tâches du quotidien, je trouve.

    2- la TV qui dénonce l’addiction aux jeux vidéo ou au web, je trouve ça très hypocrite de leur part.

    3- j’étais très demandeur de jeux vidéo se jouant en réseau il y a quelques années, car j’étais bluffé par la possibilité de créer des liens sociaux avec des personnes du monde entier rien qu’en rejoignant la même équipe d’aventuriers.

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