Utiliser une autre version d’un site peut servir à cacher votre connexion : vous ne vous rendez pas directement sur le site en question, mais sur une version différente qui vous permet quand même d’accéder à son contenu.
- Cela est utile si vous ne voulez pas montrer à votre FAI que vous vous rendez sur un site.
- Cela est utile si vous êtes censuré ou si votre FAI ne vous permet pas d’accéder à un site.
N’oubliez pas, cependant, que votre fournisseur d’accès internet peut quand même « voir » où vous surfez (à moins de passer par un proxy ou un VPN, mais dans ce cas-là c’est lui qui voit où vous vous rendez, ou à moins de surfer sur un site commençant par HTTPS).
1/ Essayer la version mobile du site (technique devenue rare)
Autrefois, les grands sites proposaient souvent une version « mobile » de leur site, c’est-à-dire dédiée au surf sur tablette et smartphone. Il s’agissait d’un autre nom de domaine, parfois c’était une version du site que les censeurs ont oublié de censurer.
- En général il suffit simplement de modifier l’URL du site en le faisant commencer par m. ou mobile.
- Les versions AMP des sites terminent leur url par /amp.
Exemple :
- https://m.jeuxvideo.com/forums.htm
- https://m.facebook.com (Facebook garde encore une version mobile dédiée)
- Quelques très gros sites d’actualité ou forums conservent parfois une ancienne version allégée (mais c’est exceptionnel)
L’inconvénient, c’est que tous les sites n’en ont pas un.
- La quasi-totalité des sites utilisent le responsive web design : un seul et même site qui s’adapte automatiquement à l’écran
- Ajouter m. ou mobile. devant l’URL ne fonctionne plus que sur une minorité de sites (m.facebook.com marche encore en 2026 mais c’est une exception)
- Les pages AMP ( Accelerated Mobile Pages) qui se terminaient souvent par /amp/ ou ?amp ont perdu presque tout intérêt depuis que Google a abandonné leur avantage SEO en 2021.
2/ Utiliser l’agrégation RSS
Dans d’autres cas, les censeurs censurent un site dans le pays où vous vous trouvez mais vous pouvez récupérer son contenu via un agrégateur RSS.
Il s’agit d’un site qui récupère tout le contenu d’une adresse en vous le proposant sous une autre forme. Puisque ce site est hébergé dans un autre pays que le vôtre, souvent vous y avez accès ! L’agrégateur (hébergé ailleurs) récupère le flux RSS directement et le sert via son propre domaine, ce qui bypass les blocages DNS ou IP.
Il vous suffit de choisir un agrégateur RSS et de rentrer le flux RSS du site auquel vous voulez accédez. Tous les sites ne proposent pas une version RSS, mais tous les blogs, en général, en ont une ainsi que tous les gros sites d’actualités.
Google Reader, l’agrégateur de Google, a fermé, mais il en existe bien d’autres :
- https://feedly.com/
- NewsBlur
- InoReader
- FeedSpot
- Feeder
- Readwise Reader
- The Old Reader
Il vous suffit de :
- Trouver le flux RSS du site (souvent à l’adresse https://www.exemple.com/feed, /rss, /rss.xml)
- Le coller dans un bon agrégateur RSS
- Tous les sites n’ont plus forcément un flux RSS complet (certains médias le limitent à un extrait ou le suppriment), mais la plupart le proposent toujours en 2026.
3/ La mise en cache des sites par les moteurs de recherche
Les moteurs de recherche enregistrent régulièrement des copies des sites web qu’ils répertorient et qu’ils mettent en cache pour plus de rapidité.
Certes ce n’est pas une version actuelle du site, mais passée. Mais puisque vous accédez au site web depuis son doublon fait sur un moteur de recherche, cela peut vous permettre de squizzer la censure.
ATTENTION : Google a officiellement supprimé sa fonctionnalité de cache en plusieurs étapes.
- Fin 2023 / début 2024 : disparition progressive des liens « En cache » dans les résultats de recherche
- Mi-2024 : retrait complet du support de l’opérateur cache: (il ne renvoie plus rien ou redirige vers une erreur)
- 2025 : documentation supprimée – la feature est définitivement morte pour les utilisateurs normaux
Bing a suivi le même chemin fin 2024 : plus de lien « cached » ni d’opérateur cache.
Des outils tiers comme CachedView.com ou ArchivedWeb.com agrègent des caches de plusieurs moteurs (Bing, Yandex, etc.) ou redirigent vers Wayback. Archive.today (ou archive.is) permet de sauvegarder manuellement une page récente si vous en avez besoin en urgence.

Conclusion : Oubliez le vieux truc du cache Google. Passez directement à la Wayback Machine (point suivant) c’est plus fiable et toujours gratuit en 2026.
4/ Accéder aux archives d’un site
Le site archive.org wayback machine est une mine d’or pas connue à sa juste valeur. C’est pourtant magique : Vous y rentrez l’adresse web qui vous intéresse, et le moteur vous régurgite un calendrier vous permettant d’accéder à l’archive de ce site au jour de votre choix.
Les plus gros sites sont copiés plusieurs fois par jour, vous avez donc quasiment la version du site en temps réel, à part que vous n’y accédez pas depuis la véritable URL.
Vous y accédez en fait depuis sa copie faite sur le serveur d’archive.org. L’adresse du site commencera par : « https://web.archive.org/... » .
Wayback Machine

5/ Google Translate
Google Translate permet, en plus de traduire du texte d’une langue à une autre, de glisser carrément l’adresse web d’un site pour le faire traduire en entier.
Du coup, ce site vous sera accessible via le serveur Google Translate, et non via son adresse IP initiale. Vous lirez le site, en anglais par exemple s’il est initialement en français, via une url commençant par "https://desgeeksetdeslettres-com.translate.goog/...".
La qualité est encore meilleure grâce à l’IA Gemini. Sachez que l’URL finale ressemblera toujours à https://[lang].translate.goog/… (ou parfois translate.google.com/translate?sl=…).

Cela permet de contourner certaines censures, même si certains pays bloquent radicalement l’accès aux services de traduction en ligne.
6/ Le changement de DNS
Si votre navigateur web signale qu’un site n’est pas accessible, il est possible que votre connexion internet soit complètement coupée ou que vos serveurs de noms ne résolvent pas correctement le nom du site.
Dans le premier cas, il n’y a pas grand-chose à faire tant que votre connexion n’est pas rétablie. Si votre connexion est rétablie, mais que le site souhaité ne l’est pas, c’est qu’il y a un problème.
Dans ce dernier cas, vous pouvez choisir d’utiliser des serveurs de noms publics spécifiques, comme ceux de Google ou d’OpenDNS, qui devraient résoudre le problème.
- Les serveurs de noms d’OpenDNS sont les suivants : 208.67.220.220 et 208.67.222.222
- Les serveurs de noms de Google sont les suivants : 8.8.8.8 et 8.8.4.4
- Adguard : dns.adguard.com ou dns-family.adguard.com (bloque les pubs + traqueurs)
- Cloudflare : 1.1.1.1 et 1.0.0.1
- Control D : 76.76.2.32 et 76.76.10.32
- Quad9 : 9.9.9.9 et 149.112.112.112
Pour changer vos DNS sous Windows :
Modification des paramètres du serveur DNS sur Windows 10
- Ouvrez le Panneau de configuration.
- Sélectionnez Réseau et Internet > Centre Réseau et partage > Modifier les paramètres de l’adaptateur.
- Choisissez la connexion à configurer avec Google Public DNS. Par exemple :
- Pour une connexion Ethernet, faites un clic droit sur l’interface Ethernet et choisissez Propriétés.
- Pour une connexion Wi-Fi, faites un clic droit sur l’interface Wi-Fi et choisissez Propriétés.
- Si un mot de passe administrateur ou une confirmation est demandée, saisissez le mot de passe ou confirmez.
- Dans l’onglet Réseau, sous La connexion utilise les éléments suivants, sélectionnez Protocole Internet version 4 (TCP/IPv4) ou Protocole Internet version 6 (TCP/IPv6) puis cliquez sur Propriétés.
- Cliquez sur Avancé et ouvrez l’onglet DNS. Si des adresses IP de serveur DNS y figurent, notez-les pour référence future et retirez-les de cette fenêtre.
- Cliquez sur OK.
- Cochez Utiliser les adresses de serveur DNS suivantes. Si des adresses IP figurent dans Serveur DNS préféré ou Serveur DNS auxiliaire, notez-les pour référence future.
- Remplacez ces adresses par celles des serveurs DNS de Google :
- Pour IPv4 : 8.8.8.8 et/ou 8.8.4.4.
- Pour IPv6 : 2001:4860:4860::8888 et/ou 2001:4860:4860::8844.
- Pour IPv6 uniquement : utilisez Google Public DNS64 à la place des adresses IPv6 mentionnées ci-dessus.
- Testez que votre configuration fonctionne correctement ; voir Tester vos nouveaux paramètres.
- Répétez la procédure pour les autres connexions réseau que vous souhaitez modifier.
⇒ Lire aussi Accéder au Dark Web sans se faire pirater : 3 méthodes testées
7/ Trois dernières solutions pour la route
- Utiliser Tor pour surfer sur votre site
- Lancer un VPN avant de lancer votre navigateur (un VPN chiffre votre trafic et maquille votre adresse IP)
- Utiliser un proxy et le configurer dans votre navigateur internet

La deuxième méthode (RSS) a fonctionné parfaitement pour moi. Bravo et merci pour ce contenu précieux sur ton site !
Super astuces ! BlockAway a marché à 100 % sur mon réseau bloqué, merci pour ce guide clair sur ton blog Des Geeks et des Lettres.
Pour la méthode Google Translate, mon lycée a tout verrouillé, même Translate est bloqué… mais les autres astuces marchent nickel ! Merci pour ton blog.
Article très utile, merci pour ces méthodes détaillées sur Des Geeks et des Lettres ! J’ai pu contourner facilement.
Je t’embrasse virtuellement pour cet article, il m’a vraiment sauvé la mise ! Tes explications sur Des Geeks et des Lettres sont top, merci infiniment.
IL y a sussi le filtrage au niveau de l’application : Utiliser des pare-feu qui effectuent une inspection approfondie au niveau de la couche d’application, en identifiant et en bloquant des applications ou des protocoles spécifiques couramment utilisés par les VPN.
Le plus simple est d’ouvrir l’invite de commande (Windows) ou le terminal (Linux/ MacOS) et de taper
ping <>
où <> est votre nom de domaine dans la barre d’adresse moins la partie http://
Si le résultat est positif, c’est que le site est en panne. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il fonctionne. S’il indique x paquets reçus, c’est qu’il fonctionne mais que le service qui fournit le site web est hors service. ctrl-c arrêtera le processus ping.
Vous pouvez accéder à n’importe quel site web en utilisant le navigateur Tor mais il est difficile de le configurer, il y a une autre façon de le faire en utilisant un VPN tel que VPN Gate qui est complètement gratuit par le gouvernement japonais.
Obliger tout le trafic internet à passer par un serveur proxy qui a mis en place des contrôles d’accès. Cela peut s’avérer efficace pour maîtriser l’accès aux sites web.
Sympa, Amigo.
Merci pour ton commentaire le bot.
Good post. I learn something totally new and challenging on websites I stumbleupon every
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Article utile, merci de l’avoir écrit et à bientôt