Google veut connecter l’Afrique : générosité ou business ?

 Article modifié dernièrement le 5 Juil 2013 @ 21 h 12 min

La paronoïa aïgue : une nécessité

Peut-être qu’à force d’expériences, on devient de plus en plus paranoïaque.

Peut-être qu’à force de voir des hommes politiques corrompus s’en mettre plein les fouilles, on en a marre de recevoir des claques dans la tête.

Peut-être qu’à force d’entendre Bill Gates affirmer qu’il a décidé généreusement d’aider les africains morts de faim alors qu’en réalité il finance les graines Monsanto qui sont censées résister au climat africain mais qui ne se reproduisent pas d’elles-mêmes et obligent les africains à toujours racheter de nouvelles graines au fournisseur américain, on en a marre de se faire des illusions.

C’est peut-être ce qui explique pourquoi je suis dubitatif quand j’apprends que Google déclare investir des millions généreusement pour venir apporter internet aux zones reculées du monde dont l’Afrique.

Ballon Google

Quesaco ?

C’est bel et bien ce que vient d’annoncer Google avec son projet « Project Loon ». Le but ? Faire s’envoler des ballons dans la stratosphère permettant de diffuser internet là où aucun câble ne peut aller.

L’Afrique est spécialement visée par Google. Ses ballons survoleront la planète à environ 10000 mètres au-dessus de nos visages, dans le but de créer un tout nouveau réseau aérien ressemblant un peu à la 3G. Au total ce seraient des centaines de ballons de ce type qui seraient disséminés. Quelle énergie va alimenter ces ballons, allez-vous me dire ? Tout simplement l’énergie photovoltaïque !

Où est le piège ?

Officiellement il n’y a pas de piège, mais bien entendu cette firme gigantesque qu’est Google ne fait rien au hasard. Moins d’ 1% des africains sont connectés à internet, c’est donc des milliards de personnes qui pourront tout d’un coup être reliés au web. Google tirera des bénéfices de son investissement : outre les FAI qui seront susceptibles de lui payer une redevance, Google pourra ainsi diffuser ses services (moteur de recherches, services en tout genre comme Google Drive, etc.) à de nombreux autres clients potentiels.

Trois flèches vers le bas

1- Logiciel de brouillage d’adresse IP :

Contourner la censure en surfant anonyme

2- L’article explicatif :

La différence entre un proxy et un VPN

3- Comment espionner un smartphone (app) :

L’application de référence

Commentez ici

  • Mimie 8 juillet 2013, 14 02

    C’est du business bien entendu, la démarche est la même que Microsoft lorsqu’ils délivrent gratuitement sur le sol africain nos vieux ordinateurs …. avec les Windows © qui y sont installés bien sûr pour créer une dépendance à Windows et ses produits.

    Mais je préfère tout de même le concept de Google car à la base rien ne nous oblige à utiliser les outils Google, de plus ils sont pour la plupart tous « gratuits » au sens où l’on ne paye pas directement leur usage 🙂

  • Greg 8 juillet 2013, 22 10

    Gratuits…. permets-moi d’en douter quand on sait maintenant de source sûre que nos infos valent bien cher aux yeux des services d’espionnage…

  • proxy 15 juillet 2013, 12 12

    Je ne crois pas en la viabilité de ce projet, j’ai du mal à croire que des ballons lancés dans le ciel pourraient tenir des années. Toutefois, je suis sur que le boom futur de l’internet en Afrique intéresse beaucoup de multinationales qui essayent d’avancer leurs pions, mais on en est encore loin…

  • Greg 15 juillet 2013, 12 12

    Ouais, d’un autre côté il ne serait pas étonnant qu’une société comme Google réussisse à le faire, en y mettant les moyens..

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