— Cet américain né en 1977 appartient à la génération contemporaine des photographes actuels. J’en parle sur Des Geeks et des lettres parce que ses photographies, bien que réelles, sortent du naturel : les animaux (ou portraits) sont retirés de leur espace naturel et placés dans une pièce parfaitement blanche, baignée de lumière blanche. Ne reste que l’individu, pris en photographie sous toutes ses coutures. Sans aucune autre couleur interférant avec l’objet, les photographies deviennent précises et parfaites.
— Les animaux, principalement, semblent poser uniquement pour l’objectif, et leur texture, leur couleur, ressort comme nulle part ailleurs.
— Le site d’Andrew Zuckerman : http://www.andrewzuckerman.com/#?dr=0 – En cliquant sur sur « Work » puis « Photographs » vous avez accès aux clichés dont je parle. Regardez par exemple celles dans la catégorie « Creature ».

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Encore une autre issue du même auteur :
— Bien sûr la presse a déjà évoqué le cas de Zuckerman, par exemple ici. De même, plusieurs livres de photos ont été publiés par Zuckerman.
Ici le film Bird par le studio Andrew Zuckerman :
— Mais ce qui est intéressant, c’est la manière dont il s’y prend pour obtenir ses clichés. Zuckerman se transporte avec son studio personnel partout dans le monde. Ses « cibles » sont en suite placées dans une chambre entièrement blanche. Chacune, prise sous l’objectif du photographe, semble sortir du réel et montrer ses plus beaux atours. Quelqu’un d’ordinaire paraîtra à coup sûr extaordinaire, et pourtant il ne s’agit que de photo : pas de retouche Photoshop derrière tout ça. La morale de cette histoire ? C’est que la forme, ou l’habillage, parvient tout de même à modifier la réalité, qu’on le veuille ou non.