Mon classement sans pitié des films Transformers du meilleur au pire

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Écrit par Grégory Hénique

Mon goût pour la liberté : internet, lectures, culture, et quelques tutos utiles.

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J’ai passé beaucoup de temps à réfléchir aux films Transformers. J’en ai déjà parlé ici, mais pas pour dire comment ils se comparent entre eux. Oui, on peut les comparer, ils ne sont pas tous pareils. Et le meilleur moyen de le faire, c’est un classement.

Les gens font encore des classements ? Je ne suis pas complètement déconnecté… Bref, je voulais une façon simple de résumer ce que je pense de tous ces films sans vous voler des heures de vie. Les classements, c’est un format plutôt pratique pour ça. Et peut-être que mon avis a un peu évolué depuis quatre ans.

Transformers (2007)

Mon Dieu, je classe tous les films Transformers. C’est juste mon opinion, ne m’en voulez pas trop.

Transformers 2007. Voilà, il y a une raison si Paramount a réussi à en tirer cinq suites et deux spin-offs : il est tout simplement excellent. Tellement bon que le public revenait à chaque nouveau volet en espérant retrouver la même magie, et était déçu à chaque fois. Pour ceux qui n’avaient jamais vu le dessin animé, c’était leur première vraie rencontre avec Transformers. Du point de vue G1, ce n’est pas la représentation la plus fidèle, mais en film catastrophe avec des robots géants, rien ne fait mieux.

Le concept était juste de montrer à quel point ce serait flippant si des véhicules se transformaient en monstres. Ça ressemble à un film d’invasion alien, cent fois plus cool qu’Armageddon. Je le jure. Les Transformers en tant qu’extraterrestres, c’était toujours une excuse pour expliquer leur origine : ils parlaient anglais et se comportaient comme des crétins. Mais en 2007, leur côté alien est vraiment au premier plan, ils parlent ce charabia métallique extraterrestre.

J’adore l’ambiance inquiétante de la première moitié, ce sentiment de malaise constant. Au moins pour tout ce qui touche au Pentagone, les robots se donnent la peine de se camoufler. Ils ne se baladent pas en gros blocs gris. Un escadron de jets arrive en soutien, et soudain l’un d’eux se transforme en robot. La menace des Decepticons rend les Autobots encore plus impressionnants, surtout Optimus.

embrasser un robot

Les humains se font démolir, et voilà Optimus qui débarque avec son épée : allez. Bon, l’AC-130 a bien pulvérisé Scorponok, mais vous comprenez l’idée. L’atmosphère fin de guerre en Irak est sans doute la partie la plus datée, alors que les effets spéciaux et la réalisation n’ont pas vieilli d’un jour. Ça reste magnifique. Je vais quand même râler : ils ont massacré Jazz. Il n’avait pas besoin de mourir dès le premier film.

Ils auraient dû tuer un personnage moins important, personne n’en a rien à faire. Tuez Sunstreaker. Ce n’est pas une vraie critique, mais après vingt ans de Bumblebee qui marmonne à la Kenny, ça m’agace que ce film ait lancé ce gimmick. Je comprends qu’ils ne pouvaient pas lui donner une voix normale.

TU DOIS TE BATTRE. Ils ont voulu faire le duo garçon et son chien, mais j’en ai ras le bol maintenant. Pourquoi réparent-ils sa voix et ensuite il ne reparle jamais normalement ? Je veux rester avec le garçon. Pourquoi il parle comme ça ? Bon, je dois passer à la suite. J’aime l’humour de 2007, je vais te démolir.

Dans les suites, personne ne paraît humain, on dirait une fuite de gaz générale. Une des critiques récurrentes sur ces films, c’est qu’ils sont trop centrés sur les humains. Mais en 2007, ce n’est vraiment pas si grave.

C’est parce que chaque personnage humain a quelque chose de distinctif. Qui pourrait oublier Bernie Mac en Bobby Bolivia, le flic camé à lunettes, l’agent Simmons, Jon Voight, ou le préféré de tous, Glenn ? Et la grand-mère de Glenn.

Transformers 2007 reste un de mes blockbusters préférés. Il a des défauts, bien sûr, mais face aux suites, ce sont des microfissures sur le plafond de la Sixtine.

S tier.

Transformers : La Revanche des déchus

On part tout de suite sur la suite. Peut-être qu’il existe un univers parallèle où la saga Bay n’a pas crashé dès le deuxième. Peut-être que c’était écrit. Toujours est-il qu’on est coincés avec Transformers 2 : La Revanche, et on souffre tous.

Michael Bay qui accuse la grève des scénaristes, ça me fait toujours rire. Comme si les auteurs de Star Trek Into Darkness et Amazing Spider-Man 2 allaient pondre un chef-d’œuvre avec juste un peu plus de temps. La Revanche des déchus est le film Bay par excellence, et ce n’est pas un compliment.

Y a un tweet qui dit que les films Bay sont écrits par une IA, et celui-là, c’est exactement ça. L’IA régurgite sans comprendre ce qui marchait : choix bizarres, tout sonne faux. L’intrigue donne l’impression d’être générée par IA. Les personnages, par contre, aucune IA ne pourrait inventer ça. Je suis juste en dessous.

Ce film sort tout droit de l’imagination de tarés. Tout est hyper sexualisé.

  1. L’humour est glauque.
  2. Les personnages sont glauques.
  3. Les scènes humaines sont insupportables.
  4. Optimus meurt à mi-film.
  5. Ironhide et Ratchet ne servent à rien.
  6. Et les seuls Autobots qu’on suit dans ce tour du monde : un vieux qui pète, SpongeBob en pantalon à bretelles, deux mèmes et Bumblebee.

Vous savez pourquoi Bumblebee est le chouchou de la saga ? Parce qu’il est muet. Sam parle beaucoup, lui. À sa voiture, pas à sa copine. Ce n’est pas vraiment la faute du film, mais cette romance SamMikaela ne mène nulle part. On passe des heures dessus, et hop, jetée avant le troisième.

Triste que cette sous-intrigue amoureuse soit sabotée : c’était la seule chose que ce film apportait à la trilogie.

La Revanche est une suite vide

Sam perd la boule, puis non. Optimus meurt, puis non. On revient à la case départ, au point d’annuler la fin du premier : Megatron ressuscite. La seule vraie nouveauté : un Bionicle veut exploser le soleil. Optimus n’a plus rien à dire : « Les humains sont cool, j’adore l’armée US. » Comme Cars 2, on peut zapper sans rien perdre. Le public apprend l’existence des robots aliens, et on ne voit jamais aucune réaction. Que pense Dwight Schrute des aliens ? Mystère. Les triplées RC ? Disparues. Mortes ? Arcee est un des Autobots les plus iconiques et elle brille par son absence. Au moins on a Wheelie.

Qui n’aime pas Wheelie ? Moi. Je le détestais déjà en G1, pour d’autres raisons. Tu vas dans le mauvais sens, idiot. Comment rater deux fois le même personnage ? Dis mon nom. La Revanche balance une nouvelle bande qui suit Sam, Mikaela et Bumblebee. Tout le monde les a détestés, on n’en reparle plus. Moins on parle des jumeaux, mieux c’est. On rit pas beaucoup. Mais on parle trop peu du coloc lubrique de Sam. Je peux juste regarder ? Pervers, drague tout ce qui bouge, pense qu’au sexe, lâche. Quel archétype charmant. Le coloc dont je n’ai même pas retenu le nom est le pire sidekick de la saga. Pire que TJ Miller, et lui au moins il crève. Le milieu du film est une torture : jumeaux + coloc excité comme seul comique.

Seul John Turturro sauve l’honneur

Un homme, trahi par la balle. Au moins, ça ressemble encore à un film Bay classique. Plus tard, même ça disparaît. Les effets tiennent toujours la route. Mais le montage devient décousu, mal de tête permanent. Personne ne ferme jamais sa gueule. La méchanceté était drôle au début, maintenant tout le monde est un petit psychopathe.

D tier.

Transformers 3 : La Face cachée de la Lune

Si on retient une chose de Dark of the Moon, c’est sa brutalité. J’ai alimenté cette réputation, et je ne regrette rien. Probablement un des PG-13 les plus violents jamais faits. Il pousse vraiment la limite. La violence robotique autorisée me sidère. Le ton est oppressant, presque déprimant, et j’adore ça. On sent la conclusion d’une trilogie, certains n’en réchapperont pas.

RIP Ironhide. J’aime la brutalité d’Optimus.

Crimes de guerre ? C’est la guerre. Sauf cette fois-là. Son attitude marche super bien pour moi, sauf quand il sort « Nous les tuerons tous ». Si Peter Cullen était gêné de le dire, peut-être qu’il ne fallait pas l’écrire. La bataille finale, tout le monde s’en souvient.

Tout le reste est… discutable. Pourquoi pas un plateau et tremper le chien dans du Pepto ? Conclusion correcte à la guerre Transformers (tous les méchants meurent), mais conclusion pourrie pour Sam. Dans les trilogies, le héros grandit : Luke maître Jedi, Marty répare tout et case Doc, Indiana Jones chevauche vers le soleil. Sam ? Il épouse une fille qu’on vient de rencontrer.

Le renvoi de Megan Fox a bousillé l’arc de Sam

Si Mikaela était restée, l’histoire humaine aurait tenu la route. Mécano des années, elle décroche un super job chez Patrick Dempsey, devient celle qui ramène l’argent, Sam se sent loser, toujours chômeur. J’ai encore l’argent du déjeuner d’hier. Tension, jalousie, rivalité avec Dempsey qui se révèle méchant : Sam peut le tuer sans remords. À la fin, relation réparée, Bumblebee sort la bague débile, conclusion parfaite.

Au lieu de ça, Mikaela plaque Sam off-screen, le film introduit une nouvelle copine via flashback à la Maison Blanche d’Obama. Très naturel. Remplacer Megan Fox était dur, mais ils n’ont pas essayé. Le film est amer. Excuse-moi, je l’aime bien. Sam garde même le chien. Son chien à elle. Elle abandonne son propre chien. Si Carly avait été une vraie remplaçante, ça passerait.

Carly était l’amour originel de Spike en G1. On avait une base, on ne l’a même pas utilisée. Michael Bay voulait un mannequin Victoria’s Secret croisé sur un spot pub. Hier elle était en lingerie.

Transformers : L’Âge de l’extinction et Le Dernier Chevalier

J’aime le majordome psychopathe grossier chez les riches. J’aime même la nouvelle copine, elle a une vraie personnalité. Rafraîchissant de voir un Bay aussi peu sexualisé. Celui-ci cherche une BBW, je sais pas ce que c’est.

Lennox revient, le thème revient, la compétence non. Optimus ne fait presque rien, même en méchant marketé partout. Les vingt dernières minutes deviennent l’argument de vente. Quelle fin pour la saga Bay : un bordel incompréhensible qui devient drôle. Pire produit de la liste, mais plus divertissant que Age of Extinction.

D tier.

blonde harcelee par robots

Transformers, le film (1986)

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Guerre_des_robots_(film,_1986)

Pendant des décennies, c’était le seul film Transformers. Ironique, car ce n’est pas vraiment un film comme les autres.

On ne peut pas le regarder isolément : c’est un épisode charnière de G1. Je le juge donc différemment : comme partie de G1 et comme film autonome. Comparé aux saisons 1-2, il est étrange. D’abord, la violence. Morts partout. Ça pose que les bots peuvent crever facilement. Plus de réparations pour ceux sans nouveau jouet. Ultra Magnus explose et revient, Prowl fond en un tir.

Tant de morts iconiques si rapides que le reste perd en drame. Tous nos chouchous morts, on s’en fout des nouveaux ? C’est un saut temporel : tous les héros meurent au début. Traumatiser les gosses, c’est drôle, et ce bond de maturité le rend unique encore aujourd’hui. Mauvaise conclusion des saisons 1-2, bon pilote pour la saison 3. Les nouveaux bots sont de bons remplaçants.

J’aime Rodimus Prime, j’aime Cup, je déteste toujours Wheelie. Visuellement sublime, mon préféré. Robots carrés, cell-shading magnifique, tiers clip vidéo. Histoire hachée par les tubes 80s. You Got the Touch iconique, Dare ma préférée. Court, va droit au but : menace Unicron immédiate jusqu’à explosion.

Après toute G1, quelques failles apparaissent. Pas assez pour le descendre de S ? Si. Très haut A.

Bumblebee

https://www.telerama.fr/cinema/films/bumblebee,n5196435.php

Après l’abomination Le Dernier Chevalier, Bumblebee était une bouffée d’air frais.

Rejet total des Bayformers : intrigue simple, humains normaux, plus beaux robots live. Fait avec amour par des fans de G1. Plein de références, peut-être trop. Mon avis s’est un peu émoussé.

Nostalgie 80s à fond : vieilles télés, cassettes. Pas mon vrai problème. Le plus abouti des live-action, même plus que le premier. Pas de moments bizarres. Niveau phéromones suggère qu’il veut s’accoupler avec la femelle. Mais j’ai réalisé que c’était L’Iron Giant. Robot alien perd mémoire, lien avec humain, traqué par l’armée, mode kill yeux rouges.

Histoire vue mille fois, skin Transformers. Bumblebee n’est pas Bumblebee : gros chiot mignon. Hailee Steinfeld meilleure humaine de la saga. Tu pouvais être Camaro tout ce temps ?

Ton comique, mais humains plus humains. J’adore les bots : sections Cybertron sublimes, Decepticons colorés avec personnalité. Shatter et Dropkick meilleurs méchants : toujours actifs, trompent vraiment le gouvernement. Seuls vrais Decepticons qui déçoivent.

Combats rapides et lourds. Premier film centré personnages plus qu’action. Le film à montrer à un néophyte. Film grand public, pour parents ou date. Bouffée d’air frais à l’époque, maintenant on a respiré.

Très bon, pas parfait. B tier.

transformer serie de films 2

Transformers : Le Réveil des bêtes

https://www.imdb.com/fr-ca/title/tt5090568/

Bide au box-office : le public n’a pas raté grand-chose. J’adore Beast Wars. L’idée d’un film Beast Wars me rendait fou… jusqu’au visionnage. C’est le film le plus moyen de la franchise. Vraiment moyen partout : rien d’exceptionnel, bon ou mauvais (sauf quelques plans forêt affreux).

Je voulais l’aimer à mort. Je voulais un vrai Beast Wars. Les personnages Beast sont là, mais inutiles. On arrête Unicron ? Il reste dans l’espace. En fait, on arrête surtout Scourge (le Scourge de la saison 3, en pire).

Objectivement mieux monté que Age of Extinction et Le Dernier Chevalier, mais bien moins intéressant. Les ratés de Bay divertissent ; ici c’est générique Hollywood pur jus. Combat final gris terne, action cheap, CGI en recul. Il imite Bay sans la sauce.

Pourtant, quelques trucs marchent : Noah sympa, dynamique inattendue avec Pete Davidson en Mirage (je ne m’y attendais pas). Mais Noah, arrête de parler Brooklyn cinq secondes, sérieux…

Film correct quand la barre est basse. C tier.

Transformers One

Transformers One n’a pas honte d’être un vrai film Transformers.

Pas besoin de catastrophe ou de comédie familiale. Dessin animé sur Cybertron, 100 % robots. Et il est génial.

Je ne spoile pas. Si vous ne l’avez pas vu, cet article est pour vous. Le plus proche de l’esprit Transformers. Comprend ce qui fait marcher les persos, les adapte pour une nouvelle génération. Cybertron réinventé créativement : faune, art déco Iacon, vagues métalliques. Méchant si détestable qu’on soutient D-16 devenant Megatron.

Quelques accrocs narratifs, un comique qui crie trop. Mais face à la concurrence… Combats pensés autour du changement de forme. Tout ne peut arriver que dans un Transformers. Meilleur exemple pourquoi on aime la franchise, malgré le box-office. Niche ? Tant pis. C’est pour moi un S tier.

Mon classement final des films Transformers

Tier S

  • Transformers (2007) – Note : S tier
  • Transformers One (2024) – Note : S tier

Tier A

  • Transformers, le film (1986) – Note : Très haut A

Tier B

  • Transformers 3 : La Face cachée de la Lune (2011) – Note : B tier
  • Bumblebee (2018) – Note : B tier

Tier C

  • Transformers : Le Réveil des bêtes (2023) – Note : C tier

Tier D

  • Transformers 2 : La Revanche des déchus (2009) – Note : D tier
  • Transformers: The Last Knight (2017) – Note : D tier
  • Transformers : L’Âge de l’extinction (2014) – Note : D tier (pire que The Last Knight)

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