Un développeur licencié poste une vidéo sur la misère du marché du travail tech. Sur la vignette, son œil gauche est rouge sang. Je clique. Ce que je vais voir va me marquer.
Les 5 premières secondes : il fixe la caméra, boit une gorgée de thé, ne cligne pas. Puis il se penche, montre son œil et lâche : « Ouais, c’est à cause de l’IA. »
Le témoignage qui fait mal
Il est licencié depuis neuf mois. Il postule sans arrêt. Parfois, il va loin dans le processus : 9 entretiens avec une boîte en particulier. Il est sûr à 100 % que le poste est pour lui.
Il ne l’obtient pas.
Quand il demande pourquoi, on lui partage le secret du candidat retenu : 100 % de code généré par IA. 30 fonctionnalités de plus que lui, qui mélangeait encore 50 % de manuel. Le gagnant ? Il n’était même pas présent lors du dépôt de sa candidature.
Mon constat : ce qui t’a fait embaucher en 2019 est ce qui te fait licencier en 2026. Le marché veut plus de produits, plus vite, moins cher. Point.
Le code, c’est fini ?
Personne ne lit plus ton code. Encore moins celui des autres. C’est une compétence morte, comme déchiffrer des hiéroglyphes.
Alors on s’adapte. Ou on coule.
- Ne discute pas la pente
- Imagine plus de pente
- Fais la pente
- Sois la pente
L’IA à 20 €/mois : la bonne affaire du siècle ?
Depuis deux ans, les outils d’IA sont la plus grosse vente de l’histoire du logiciel. 20 dollars par mois, et tu as un ingénieur mi-brillant, mi-senior dans une boîte. Ton PDG a failli avoir une crise cardiaque. C’était trop beau.
À l’époque, « illimité » voulait dire sans limite. Aujourd’hui, ça veut dire : jusqu’à ce qu’on sache à quel point tu en veux vraiment. Ensuite, on te facture le vrai prix.
Microsoft passe Copilot à la facturation aux tokens
Le coût hebdomadaire a presque doublé depuis janvier. Et le plus fou ? La mauvaise réponse coûte autant que la bonne. Tu paies aussi les tokens que le modèle gaspille à « penser à voix haute », à se contredire, à recommencer.
À retenir : tu paies pour que l’IA ait une dépression nerveuse devant toi. Et à la fin, la réponse est fausse 25 % du temps.

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Quand l’IA entre dans la chambre des enfants
Un père surprend sa fille de 9 ans sur son portable. Elle ferme l’écran, paniquée : « Papa, ce n’est pas ce que tu penses ! ». Elle utilisait Google AI. Pas pour tricher. Pas pour du contenu douteux.
Pour demander :
- Comment mieux s’entendre avec ses sœurs
- Comment nager plus vite après une compétition
- Comment créer des intrigues pour ses fanfictions préférées
Le père publie son inquiétude sur Reddit. Il dit : « Elle n’a pas de problèmes, mais elle est dévastée. Elle comprend à quel point c’est insidieux. »
Réflexion : il n’y a pas de précédent pour un fantôme omniscient toujours dans la poche de ton enfant. Que voulons-nous pour eux ? Qu’ils soient doués ? Qu’ils apprennent ? Mais si leurs amis utilisent l’IA pour envoyer des jeux AAA sur Steam… la pression est réelle.
L’art, c’est l’histoire. Pas le résultat.
Quand mon fils me tend un dessin au crayon, je ne pleure pas parce que c’est beau. Je pleure parce qu’il y a une histoire derrière.
Celle de 5 ans d’apprentissage : ne pas savoir dire « papa », ramper, rire, marcher, manger avec une cuillère… et maintenant, dessiner la maison où il vit, avec les gens qui l’aiment.
Pour moi, ce gribouillage vaut plus que la Joconde. Parce qu’il y a du vécu. De la lutte. De l’amour.
L’IA, elle, te prive de ça. Si tu crées un projet pour le plaisir ou pour apprendre, utiliser l’IA t’enlève les deux opportunités. Ce n’est ni agréable, ni éducatif.
Mon verdict (subjectif)
Je pense que ce père a fait le bon choix. Difficile, impopulaire peut-être, mais juste.
Il a donné à sa fille l’opportunité de lutter, de douter, de progresser par elle-même. À une époque où on vend l’IA comme une baguette magique, c’est un acte de résistance.
Sa fille aura :
- Une voix, un style, une perspective
- De la souffrance, de la lutte, de l’expérience
- De la profondeur, du désir, de la compréhension
- Et finalement… une histoire
Une histoire sur ce qu’est la vie. La beauté. Et son manque.
La confiance brisée quand l’IA ne sait pas dire « je ne comprends pas »
Une étude récente a mis le doigt sur un problème dévastateur : les malentendus avec l’IA. Contrairement à un collègue humain, l’IA ne hausse pas les épaules, ne demande pas de précision, ne signale pas qu’elle est perdue. Elle répond. Avec assurance. Même quand elle a tout faux.
Résultat ? Dans les équipes qui l’intègrent, la confiance s’effrite. Pas à cause d’un bug technique, mais à cause d’un vide : l’absence de capacité à dire « attends, clarify ».
Le constat des chercheurs : plus on délègue à la machine, plus on doit renforcer le filet humain. Boutons de signalement, bilans réguliers, formation à la collaboration homme-IA… ce ne sont que des pansements. La vraie solution, c’est de ne jamais laisser l’IA décider seule.
Bien sûr, l’étude a ses limites : échantillon jeune, tâche spécifique, agent IA scripté. Elle ne prétend pas tout résoudre. Mais elle confirme ce qu’on pressentait depuis des mois : la machine donne un résultat. Elle ne construit pas la confiance.
Et sans confiance, pas de collaboration.
Et toi, tu en penses quoi ? Tu utilises l’IA dans ton workflow créatif ? Partage ton retour en commentaire, je lis tout.
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