Grim Dawn, test complet du hack and slash des créateurs de Titan Quest

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Écrit par Grégory Hénique
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Je continue ma lancée sur Grim Dawn, un hack and slash signé par les créateurs de Titan Quest. Ce jeu indépendant, diffusé uniquement par téléchargement, a su marquer les esprits. Adieu la Fnac et les DVD, place à une expérience numérique brute et profonde. C’est un peu comme redécouvrir le plaisir d’un bon vieux jeu à l’ancienne, sans tous les artifices du marketing moderne.

Vous voyez ce que je veux dire ?

Mise à jour mai 2026. Cet article a été mis à jour pour refléter l’état actuel du jeu et de sa communauté. Grim Dawn reste une référence pour les amateurs de hack and slash exigeants. Bon, j’avoue, j’ai un peu trainé avant de le mettre à jour, mais mieux vaut tard que jamais, non ?

Produit sous label indépendant, le jeu n’est diffusé que par téléchargement. Un pari risqué à l’époque, mais qui a payé : la communauté est toujours active, et les moddeurs continuent d’enrichir l’expérience. C’est un peu comme si le jeu avait trouvé sa propre niche, loin des projecteurs de Blizzard ou de Riot Games. Et franchement, ça lui va bien.

Un premier screen qui en dit long

Le responsable-designer a posté un screen sur le forum officiel. Oui, ça c’est une bonne nouvelle pour les fans qui attendaient des nouvelles. On se souvient tous de l’attente interminable entre deux annonces, et là, enfin, quelque chose de concret.

Voici le screen en 640 pixels :

grim dawn screenshot 1

Ce que l’on voit

On distingue le caractère post-cataclysmique du jeu. L’interface ressemble à celle de Titan Quest. Les graphismes paraissent plats, manque de 3D ou de couleurs. Le designer précise que le développement n’en est qu’à la moitié et que de nombreuses choses vont changer.

C’est rassurant, mais on se dit aussi que le jeu a encore du chemin à faire.

Quelques fans préféreraient que toutes les armes prennent le même nombre d’emplacements dans l’inventaire. C’est vrai qu’on ne voit pas pourquoi la hache prend six emplacements au lieu de trois. C’est un détail, mais dans un jeu où l’inventaire est crucial, ça compte.

Comme dans Titan Quest, la page de statistiques est bien garnie : résistances à la magie, stats d’attaque, etc. On a l’impression de retrouver un vieux carnet de notes, avec des chiffres partout. C’est un peu le bazar, mais c’est aussi ce qui fait le charme du jeu.

Pour ma part, je m’attendais à plus d’originalité. Les graphismes sont sombres et réalistes, mais un peu plus de précision n’aurait pas été de refus. Heureusement, le système de jeu a l’air complet et l’on peut se fier aux créateurs de TQ pour offrir une profondeur dans le système des aptitudes. C’est un peu comme un bon vin : il faut lui laisser le temps de se révéler.

Système de classes et feedback des combats

Toujours inspiré par Titan Quest, votre personnage pourra choisir un ou deux rôles. Le bi-classage n’est pas obligatoire. Chaque classe dispose ensuite de points de maîtrise, qui donnent petit à petit accès à des compétences passives ou actives. Et par dessus tout ça, un dernier système de constellations permet de spécialiser toujours un peu plus vos héros.

C’est un peu comme si on pouvait créer son propre archétype, sans se sentir enfermé dans une case.

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En plus du pied de nez au déficit d’ambiance du dernier hack and slash de Blizzard (Diablo III), la sélection des rôles fait étrangement écho à Diablo II. L’aspect invocation du Conjurer ou du Shaman est bien mis en avant, les autres classes étant plus classiques (guerrier, mage, combattant à distance). On sent que les développeurs ont voulu rendre hommage aux classiques, tout en apportant leur propre touche.

grim dawn screenshot 2

Grim Dawn s’en sort particulièrement bien de ce point de vue. Jouer un personnage de corps à corps est très vite jouissif. Le tremblement de la caméra ou les bruits de chairs déchirées rendent parfaitement la brutalité du personnage. Il en va de même pour la magie et un peu moins pour les armes à feu.

C’est un peu comme si le jeu vous disait : « Allez, fonce, défonce tout sur ton passage ». Et ça marche.

Il est possible de désactiver les tremblements de la caméra dans les options. On peut aussi ajuster de nombreux paramètres comme l’affichage des dégâts, le type de ciblage ou l’ajustement de l’interface. C’est pratique, surtout si vous êtes sensible au mal de mer. Moi, je les laisse, ça ajoute au côté « brutal » du jeu.

Quelques défauts subsistent. L’inventaire et l’écran de capacités ressemblent fortement à ceux de Titan Quest, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle. Le choix de la police d’écriture n’est pas des plus heureux, et il faudra probablement augmenter la taille de toute l’interface pour lire correctement. C’est un peu comme si le jeu avait été conçu pour des yeux de 20 ans, et que les miens commençaient à fatiguer.

Autres soucis de lisibilité

Chaque compétence dispose d’un petit paragraphe narratif sur les origines du pouvoir. Cela n’apprend rien sur ce qu’il fait concrètement. Heureusement, comparer deux objets est très simple. Les indications de dégâts mentionnent la différence entre votre main principale et secondaire.

C’est un peu comme si le jeu vous disait : « Voilà l’histoire, mais si tu veux savoir à quoi ça sert, regarde les chiffres ».

Ambiance et durée de vie

Crate Entertainment a peut-être regretté le choix de Blizzard. Le studio a dépeint un monde au bord de la destruction. Un choix radical, assumé et matérialisé dans tous les aspects visuels et sonores du jeu. L’ambiance n’en est que plus saisissante.

On se croirait presque dans un film de zombies, mais en version médiévale-fantastique.

Mention spéciale à la bande originale

Elle rappelle un peu la guitare de Tristram, avant de glisser vers une espèce de post-rock lent et dépressif. L’histoire des personnages n’est qu’un enchaînement de drames personnels. Les rares enfants que l’on croise ont perdu depuis bien longtemps leur innocence.

C’est un peu comme si le jeu vous disait : « Le monde est pourri, et vous devez survivre ».

Au départ peu convaincant avec sa plastique délabrée et son interface perfectible, le jeu gagne en profondeur. Les différentes subtilités, la montée en puissance dès l’Acte 2 et l’accès plus tard aux donjons optionnels remplissent parfaitement leur travail. Pour peu que vous passiez le cap de la quinzaine d’heures, vous risquez très probablement d’avaler la centaine suivante sans trop vous en rendre compte. C’est un peu comme une drogue douce : au début, on hésite, et puis on ne peut plus s’arrêter.

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Les choix narratifs

Les premières minutes du jeu devraient vous convaincre qu’en 2016, l’espoir et la joie de vivre n’apparaissent plus dans les priorités des développeurs. Derrière ce pitch se cache un des nombreux systèmes du jeu. Il s’agit littéralement de gagner la confiance des habitants pour profiter des nombreux services de Devil’s Crossing, le hub de l’aventure. C’est un peu comme dans la vraie vie : il faut se faire accepter pour obtenir des faveurs.

Pour soutenir ce principe, les quêtes proposent régulièrement des embranchements. Surtout lors des missions annexes, il sera souvent question d’aider ou non, et surtout d’épargner ou non un personnage. C’est un peu comme si le jeu vous disait : « Tu veux être le héros ou le salaud ? À toi de choisir ».

L’équilibrage et la progression

L’équilibrage semble très bon, et Grim Dawn a cette capacité à vous séduire sur la durée. La gestion de la vie et de sa régénération permet d’avoir toujours une soupape de sécurité. Sans que l’on puisse malheureusement lui consacrer les centaines d’heures nécessaires pour juger tout le contenu haut niveau, le fait est que Crate Entertainment a suffisamment peaufiné son bébé pour proposer un jeu à la fois accessible et profond. C’est un peu comme un bon roman : on sait qu’on va y passer du temps, mais on ne regrette pas.

Voici un résumé des points clés pour vous aider à décider :

PointMon avis
AmbianceSaisissante, sombre, bande originale mémorable
Système de classesComplet, bi-classage possible, constellations
CombatsJouissifs au corps à corps, feedback brutal
InterfacePerfectible, police discutable, mais fonctionnelle
Durée de vieTrès longue, addictif après 15 heures
Grim Dawn est-il toujours jouable en 2026 ?

Absolument. Le jeu a bénéficié de nombreuses mises à jour et d’un support continu de la part de Crate Entertainment. La communauté de moddeurs est très active, ce qui permet de renouveler l’expérience indéfiniment. Si vous aimez les hack and slash exigeants, il est encore temps de vous y mettre.

C’est un peu comme un bon vin : il se bonifie avec le temps.

Qu’est-ce qui différencie Grim Dawn de Diablo III ?

L’ambiance, principalement. Grim Dawn est plus sombre, plus mature, avec un monde en ruines et des personnages brisés. Le système de classes est plus flexible (bi-classage) et la progression est plus lente, mais plus gratifiante. Diablo III est plus arcade, plus flashy, tandis que Grim Dawn mise sur la profondeur et la rejouabilité.

C’est un peu comme comparer un film d’horreur à un film d’action : les deux ont leur public, mais l’ambiance n’est pas la même.

Si vous cherchez un jeu capable de vous occuper des centaines d’heures, avec une ambiance unique et un système de progression solide, jetez un œil à mon autre article sur Grim Dawn pour les premières impressions. Et pour ceux qui veulent aller plus loin, ce guide sur les écrans PC pourrait vous être utile pour profiter pleinement des graphismes. C’est un peu comme si je vous donnais la carte au trésor, à vous de creuser.

En parlant de profiter pleinement de votre expérience de jeu, un bon VPN peut être utile pour réduire le ping ou accéder à des serveurs étrangers. Si le sujet vous intéresse :

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