Dans la première partie, nous avions révélé les fondateurs de Hotmail, Google, Yahoo!, Facebook et Twitter. On va maintenant se pencher sur d’autres noms : PayPal, eBay, Wikipedia, WordPress et YouTube.
Le Web a été conçu comme un bien commun. Son code source a été libéré en 1993. Personne ne possède Internet. Mais les grandes entreprises du Web ont bâti des empires en résolvant des problèmes concrets.
Amazon a simplifié l’achat en ligne, Google a organisé l’accès à l’information, Facebook a connecté les gens, Netflix a transformé la distribution de contenu. Leurs fondateurs partagent un point de départ : une frustration face à un manque. Cette frustration, transformée en solution, a créé les géants que vous utilisez aujourd’hui.
Les fondateurs du web ont bâti des empires en résolvant des problèmes concrets. PayPal, eBay, Wikipedia, WordPress et YouTube ne sont pas nés d’un plan marketing, mais d’une frustration transformée en solution. Voici les visages derrière ces plateformes.
Avant de parler des fondateurs, il faut clarifier une confusion : Internet et le Web ne sont pas la même chose. Internet, c’est le réseau physique mondial, l’infrastructure de câbles, de serveurs et de routeurs, lancée avec ARPANET en 1969 (financé par le département de la Défense américain). Le Web est un service qui fonctionne sur ce réseau.
Tim Berners-Lee l’a inventé en 1989 au CERN pour répondre à un besoin : permettre aux scientifiques de différentes universités de partager des informations entre leurs systèmes. Il a créé le premier serveur, le premier navigateur et la première page web, mise en ligne en août 1991. Il a fondé le W3C en 1994 pour définir des standards ouverts et éviter la fragmentation du Web.
Les pionniers du paiement en ligne
PayPal naît en 1998 sous le nom de Confinity, fondé par Max Levchin, Peter Thiel et Luke Nosek. L’entreprise fusionne ensuite avec X.com, la banque en ligne d’Elon Musk, avant d’adopter le nom PayPal en 2001.
Le succès de PayPal repose sur une idée simple : permettre d’envoyer de l’argent par e-mail, sans frais pour l’utilisateur. Cette promesse a séduit des millions de personnes dès les premières années.
Les premiers membres de PayPal incluent des ingénieurs et des entrepreneurs qui ont ensuite essaimé dans la Silicon Valley. On les appelle la « mafia PayPal ».
La « mafia PayPal » désigne les anciens employés de PayPal qui ont fondé ou financé des entreprises comme Tesla, LinkedIn, YouTube et SpaceX. Leur influence sur la tech est immense.
PayPal
Peter Thiel est à l’origine de ce service de paiement en ligne qui permet de payer des achats, de recevoir des paiements, ou d’envoyer et de recevoir de l’argent. Créé en 2000, il a permis à de nombreux sites de proposer un paiement sécurisé.
Peter Thiel a cofondé PayPal à l’âge de 31 ans
4 ans plus tard, il l’a revendu à eBay pour 1,5 milliard de dollars.
PayPal illustre cette logique de frustration initiale : avant lui, envoyer de l’argent en ligne relevait du parcours du combattant, entre virements bancaires interminables et absence de solution pour les petits montants. Peter Thiel et son équipe ont buté sur ce problème. Leur réponse a donné naissance à un service devenu incontournable et a servi de rampe de lancement à une génération d’entrepreneurs du Web, la « PayPal Mafia ».
PayPal n’a pas seulement changé le confort des transactions : il a redéfini l’architecture du paiement en ligne. Avant lui, les protocoles d’échange sécurisés existaient, mais restaient l’apanage des banques et des grands commerçants. PayPal s’est greffé sur les réseaux de Visa et Mastercard en offrant une couche de simplicité.
Aujourd’hui, des acteurs commeou Orange Bank s’appuient sur cette même infrastructure de cartes bancaires. L’innovation de PayPal n’était pas une rupture technologique, mais une rupture d’usage. Le service revendique plus de 120 millions d’utilisateurs dans le monde, porté par l’essor du e-commerce. Apple Pay
La sécurité n’a jamais été un luxe chez PayPal. À une époque où les internautes hésitaient à confier leurs coordonnées bancaires à un site inconnu, PayPal a construit sa réputation sur la protection des acheteurs et la résolution des litiges.
Ce socle de confiance a permis à des millions de petits vendeurs, sur eBay notamment, de se lancer sans craindre la fraude. Maintenir à jour son navigateur et son système lors des transactions électroniques reste une recommandation, mais PayPal a démontré qu’une plateforme pouvait porter une part de cette responsabilité à la place de l’utilisateur.
Questions fréquentes
Pourquoi PayPal a-t-il autant marqué l’histoire d’Internet ?
Parce que PayPal a résolu un problème que tout le monde sous-estimait : la confiance. Envoyer de l’argent à un inconnu, sans banque, sans paperasse, c’était impensable avant 2000. En tant qu’ancien gendarme, je sais à quel point la sécurisation des transactions est cruciale. PayPal a créé un cadre de confiance qui a débloqué tout le commerce en ligne moderne, et c’est exactement ce qui manquait aux débuts du Web.
Les places de marché qui ont tout changé
eBay
Pierre Omidyar a mis en place le plus grand marché virtuel. Son système d’enchères et de notation des utilisateurs anonymes en a fait un phénomène de société.
Créé en 1996, le slogan n’a pas changé : « What ever it is you can get it on eBay ». Pierre Omidyar a compris que les gens achètent et vendent tout. Ce qui déplaît à l’un plaît à l’autre. Source : geeksforgeeks.org
En 2009, eBay compte plus de 276 millions de membres inscrits.
L’histoire d’eBay commence par une frustration personnelle : la légende raconte que Pierre Omidyar voulait créer un espace où sa fiancée, collectionneuse de distributeurs de bonbons Pez, pourrait échanger avec d’autres passionnés. Vraie ou non, cette anecdote dit l’essentiel : les géants du Web ne sont pas nés d’un plan marketing, mais d’un manque ressenti. C’est en partant de ces petits riens que des empires se sont construits.
Le modèle d’eBay a posé les fondations de la marketplace. L’impact sur les détaillants traditionnels a été considérable : quand plusieurs offres sont accessibles en quelques clics, la comparaison devient automatique, et les prix, stocks et modalités de livraison varient selon les produits et les vendeurs.
Cette transparence a forcé des secteurs entiers à repenser leur relation client. Entre 2024 et 2026, les places de marché européennes ont opéré leur mue, portées par des études comme Iziflux Market Intelligence qui ont analysé plus de 1,2 million de marchands. Le secteur est passé à l’ère adulte, avec une professionnalisation accrue et une concurrence féroce.
La marketplace n’a pas seulement bouleversé le commerce en ligne : elle a aussi transformé des institutions physiques. Les marchés couverts français, par exemple, ont subi une transformation en 50 ans. Du carrelage blanc d’antan aux food courts d’aujourd’hui, la logique de mise en relation directe entre offre et demande, chère à eBay, a infusé bien au-delà du numérique. Omidyar n’a pas inventé le marché, mais il l’a dématérialisé en lui donnant une échelle planétaire.
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Les communautés du savoir et de l’expression
Wikipedia
Jimmy Wales a fondé la plus grande encyclopédie du monde. Elle contient des articles éditables par n’importe qui pouvant accéder au site grâce à la technologie wiki. Lancé en 2001, c’est l’ouvrage de référence le plus populaire sur Internet.
Le slogan de Wikipedia : « Le projet d’encyclopédie librement distribuable que chacun peut améliorer ». Le but n’est pas de présenter des informations inédites. Elle expose des connaissances déjà établies et reconnues.
Wikipedia incarne ce que les chercheurs appellent les « biens communs de la connaissance » : les savoirs auxquels Internet donne librement accès, et les communautés qui s’organisent pour permettre cet accès. Wikipedia et OpenStreetMap en sont les exemples les plus aboutis.
Dans ces communautés, la nature des engagements des individus dépend de leurs compétences et expertises acquises par la pratique et la résolution de problèmes. C’est ce qui se passe sur Wikipedia : les contributeurs ne sont pas rémunérés, mais leur participation est motivée par la reconnaissance de leurs pairs et le sentiment de contribuer à un projet qui les dépasse.
Wikipedia ne fonctionne pas sur la bonne volonté naïve, mais sur une hiérarchie invisible de compétences. Les contributeurs les plus expérimentés guident les nouveaux, arbitrent les conflits d’édition et veillent à la qualité des sources.
Cette forme de diffusion pallie des carences institutionnelles et peut être considérée comme un contournement des formes classiques de validation du savoir. En tant qu’ancien gendarme, j’y vois une leçon : la vérité n’émerge pas d’une autorité unique, mais d’un processus collectif de vérification croisée.
WordPress
Matt Mullenweg a fondé le moteur de blog open source le plus utilisé au monde. Il est reconnu pour avoir fait le plus grand bien à la liberté d’expression. Ce système de gestion de contenu libre (CMS) a vu le jour en 2003 et est écrit en PHP reposant sur une base de données MySQL.
Certains des sites les plus populaires utilisent WordPress comme Techcrunch, Huffingtonpost, Mashable et même desGeeksEtDesLettres 😀

En 2009, WordPress gagne le prix du meilleur CMS Open Source.
WordPress s’inscrit dans la même logique de biens communs que Wikipedia, mais appliquée à l’outil plutôt qu’au contenu. Son code open source signifie que n’importe qui peut l’étudier, le modifier et le redistribuer. Cette ouverture a créé un écosystème de thèmes, de plugins et d’agences spécialisées.
Les communautés de savoirs partagés autour de WordPress rappellent celles de Wikipedia : des forums d’entraide, des rencontres locales, des contributeurs bénévoles. Cette dynamique a permis à un moteur de blog de devenir le CMS dominant du Web, propulsant des sites aussi variés que Techcrunch, le Huffington Post ou Mashable.
La force de WordPress tient aussi à sa philosophie de simplicité. Matt Mullenweg a compris avant beaucoup d’autres que la publication en ligne ne devait pas être réservée aux développeurs. En démocratisant l’acte d’écrire et de publier, WordPress a élargi la liberté d’expression à des millions de personnes qui n’auraient jamais appris à coder. En tant que blogueur, je le mesure : sans un outil comme WordPress, ma reconversion professionnelle et ma prise de parole publique auraient été plus compliquées.
La révolution de la vidéo en ligne
YouTube est lancé en 2005 dans un contexte où le partage de vidéos en ligne était balbutiant. Les fondateurs, Chad Hurley, Steve Chen et Jawed Karim, étaient des anciens de PayPal.
La croissance de YouTube est fulgurante : racheté par Google en 2006 pour 1,65 milliard de dollars, le site compte aujourd’hui des milliards d’utilisateurs. Cette ascension a transformé la consommation de vidéos.
YouTube
Tchad Hurley, Steve Chen et Jawed Karim ont travaillé chez PayPal avant de créer en 2005 le plus grand site de partage de vidéos. YouTube diffuse plus de 100 millions de vidéos courtes chaque jour.
Tchad Hurley s’est occupé de l’interface graphique et du logo
Vous savez déjà lequel vous correspond ? Accès direct :
Steve Chen et Jawed Karim se sont chargés de la technique et de l’hébergement. Un an et demi plus tard, Google a racheté YouTube pour 1,65 milliard de dollars en stock.
En mai 2000, YouTube annonce 2 milliards de vidéos vues par jour. Le 28 octobre 2010, YouTube franchit le cap du milliard d’inscrits.
Les trois fondateurs de YouTube sont passés par PayPal
Ils ont appris à travailler ensemble sur un projet de paiement en ligne avant de se lancer dans la vidéo. Les réussites du Web s’appuient sur des expériences antérieures et des réseaux déjà constitués. Le Web est un écosystème, pas une succession de coups de génie isolés.
YouTube a changé les usages de la vidéo en 2005 pour 3 raisons :
- La gratuité du média, qui a supprimé la barrière économique à l’entrée
- La diffusion instantanée, qui a éliminé les délais de mise en ligne
- La portée planétaire, qui a connecté créateurs et publics du monde entier
Avant YouTube, diffuser une vidéo demandait du matériel coûteux et un diffuseur. Le prix des caméras professionnelles et la complexité des logiciels de montage écartaient les particuliers. YouTube a mis tout le monde à égalité : un gamin dans sa chambre peut toucher des millions de personnes. La qualité d’image s’est améliorée au fil des années, mais c’est l’accessibilité qui a tout changé.
YouTube a aussi créé un modèle de rémunération par la publicité, les partenariats et les abonnements. Des carrières se sont bâties sur une chaîne YouTube. La formation, le divertissement et le journalisme ont dû composer avec ce canal. La vidéo en ligne est devenue une réalité incontournable, et YouTube en reste le symbole.
YouTube a-t-il vraiment démocratisé la création de contenu ?
Absolument. Avant YouTube, diffuser une vidéo demandait du matériel coûteux et un diffuseur. YouTube a mis tout le monde à égalité : un gamin dans sa chambre peut toucher des millions de personnes. En tant que blogueur, je mesure ce que cette plateforme a apporté à la liberté d’expression. La contrepartie, c’est que YouTube est devenu un géant qui impose ses règles. Mais l’idée initiale de Hurley, Chen et Karim reste une victoire pour les créateurs indépendants.
Tableau comparatif des fondateurs
| Plateforme | Fondateur(s) | Année de création | Point de départ |
|---|---|---|---|
| PayPal | Peter Thiel | 2000 | Simplifier les paiements en ligne |
| eBay | Pierre Omidyar | 1996 | Permettre les échanges entre particuliers |
| Wikipedia | Jimmy Wales | 2001 | Créer une encyclopédie libre et collaborative |
| WordPress | Matt Mullenweg | 2003 | Offrir un CMS open source accessible |
| YouTube | Hurley, Chen, Karim | 2005 | Partager des vidéos simplement |
Ces fondateurs qui ont échoué
Pourquoi ignorer les fondateurs oubliés fausse votre vision du Web ?
On célèbre Bezos, Page ou Zuckerberg, mais on oublie les fondateurs qui ont résolu le même problème avant eux (ou en même temps) et qui ont disparu. Leur échec explique pourquoi les vainqueurs ont gagné. Ignorer ces trajectoires, c’est croire que le succès était écrit d’avance. Il ne l’était jamais.
Ces expériences sont tirées des forums suivants
Quand on parle des bâtisseurs du Web et de leurs enseignes, on oublie souvent un détail : l’âge auquel ils ont construit leurs fondations. Les pionniers de la micro-informatique avaient la soixantaine quand ils ont conçu les premiers PC. Ceux qui ont posé les systèmes d’exploitation et les compilateurs, la cinquantaine. Les créateurs des premiers navigateurs et des plus grandes entreprises Internet durables, la quarantaine. Les fondateurs de réseaux sociaux mondialement connus ? La trentaine, avec des outils déjà existants. La jeunesse n’explique pas tout : chaque génération a bâti sur les épaules de la précédente.
Combien d’enseignes majeures du Web ont été fondées par des gens sans expertise dans leur domaine ? Si vous regardez les plus grosses réussites, des moteurs de recherche aux géants du logiciel d’entreprise, les fondateurs possédaient dans l’immense majorité des cas une compétence métier. Le nombre de grandes sociétés Internet créées par des personnes sans expérience professionnelle ni accomplissement préalable est encore plus réduit. Cela ne condamne pas les autodidactes, mais ça nuance le mythe du génie sorti de nulle part : derrière une enseigne qui dure, il y a presque toujours un savoir-faire accumulé avant le lancement.
Cette discussion sur les fondateurs en cache une autre, plus ancienne : celle de la liberté logicielle face à la vie privée. Un participant fait remarquer que le mouvement du logiciel libre, né avant l’explosion du réseau mondial, s’est focalisé sur la liberté d’utiliser et de modifier les programmes, mais qu’il a laissé de côté la protection des données personnelles. On peut vouloir les deux, mais cette préoccupation n’a jamais été intégrée sous la bannière du logiciel libre. C’est un angle mort historique qui explique en partie pourquoi les grandes enseignes commerciales ont pu capter autant de données sans opposition structurée.
Ce décalage se paie au quotidien, même sur des sujets techniques. Prenez la sauvegarde d’un profil de navigateur : un utilisateur explique que son logiciel de sauvegarde incrémentale (celui qui ne recopie que les fichiers modifiés) voit son espace disque exploser à cause de dossiers de stockage qui se régénèrent sans cesse. Le plus gros bloc en perpétuel changement se trouve dans les dossiers de stockage temporaire du profil. Sa question : peut-il exclure ces fichiers de sa sauvegarde sans risque ? La réponse est oui : le navigateur les recrée automatiquement lors de la prochaine visite des pages concernées. Ce ne sont que des caches et des données temporaires, pas des informations critiques.
Mon avis sur ces bâtisseurs du Web
Ce qui me fascine dans ces parcours, c’est la diversité des profils. Peter Thiel vient de la finance, Pierre Omidyar du développement, Jimmy Wales de la finance également, Matt Mullenweg de la programmation, et le trio de YouTube de PayPal. Aucun n’avait prévu de devenir un acteur majeur d’Internet.
Ils ont identifié un manque et ont eu le courage de le combler. C’est une leçon que j’essaie d’appliquer dans ma propre reconversion professionnelle : les opportunités naissent des frustrations non résolues.
Si vous souhaitez approfondir l’histoire d’Internet, je vous invite à consulter l’histoire d’Internet sur Wikipedia ou à découvrir la chronologie détaillée du Web pour comprendre comment ces plateformes se sont inscrites dans une évolution plus large.
Suite logique
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| Les feux de janvier 2020 en Australie : origine humaine ou climatique ? |
Ce que ces fondateurs m’ont appris sur la persévérance
J’ai connu Internet avant qu’il ne devienne ce qu’il est aujourd’hui. En 2009, quand j’ai lancé mon premier blog, le paysage était encore celui des pionniers : on bidouillait, on testait, on recommençait.
J’ai vu Google passer de moteur de recherche à empire publicitaire, j’ai vu des plateformes naître et mourir, j’ai vu des fondateurs s’accrocher quand tout le monde leur disait d’arrêter.
Et je me suis reconnu dans cette obstination. Tenir un blog pendant plus de 15 ans, ce n’est pas très différent de lancer une startup : il faut accepter l’incertitude, encaisser les échecs, et continuer à produire même quand l’audience ne suit pas.
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Jawed Karim et le premier système anti-fraude… Ça me rappelle mes débuts sur eBay en 2001, c’était le far west total
Franchement je comprends l’engouement pour ces histoires de la Silicon Valley mais ça m’agace un peu. J’ai bossé deux ans dans une startup à Paris, on avait des réunions interminables sur des « pivots stratégiques » alors qu’on avait même pas un client. Le pire c’est le fondateur qui se prenait pour le nouveau Musk, il nous sortait des citations de Steve Jobs à chaque daily. Résultat, la boîte a fermé en six mois et on a tous été remerciés par mail un vendredi soir. Donc lire que des types comme ça ont bâti YouTube ou PayPal, ça me fait doucement rigoler. Y a peut-être un biais du survivant énorme dans ce genre de récit
J’étais en train de ranger mon appart quand je tombe sur cet article, du coup j’ai tout laissé en plan pour le lire. Bref, vivement d’autres papiers sur la tech !
I wish David Fincher makes a movie on this. Spiritual sequel to The Social Network
Elon il a tellement copié PayPal qu’il a même gardé le X mdr
Mouais, une suite spirituelle de The Social Network… Fincher il a jamais parlé de ça. Source ?
Huhu ^^ je ferai certainement une troisième partie car il y a de quoi dire 🙂
— oups… ouep DesGeeksetdeslettres utilise WordPress mais restons modestes : c’est cela qui fait notre force 🙂
— C’est la fin de la série ? Ne doutons pas que beaucoup d’autres idées parviendront à faire leur trou sur internet dans le futur.