Jacques Brel et la nécessité d’être perfectionniste

 Article modifié dernièrement le 8 Juin 2012 @ 15 h 46 min

J’écoute souvent le répertoire de Jacques Brel, prenez par exemple « Quand on n’a que l’amour ». Ce mec est un génie, point à la ligne. A force de l’écouter, je pense avoir percé son secret :

Il s’astreignait, et d’ailleurs il le disait, à être le plus « juste » possible. Par juste j’entends « honnête », « franc », il voulait croire en ce qu’il disait et refusait, plus que tout, de faire semblant. C’est d’ailleurs ce qu’il disait dans ses interviews : ce qu’il détestait en lui, c’était la facilité qu’il avait acquise. Il entendait par facilité l’art, la compétence, les habitudes qu’il avait acquis et qui lui permettait, à la fin de sa carrière, d’écrire et de chanter des chansons en sachant à l’avance qu’elles allaient être des tubes.

Il détestait ça. A quoi bon écrire si vous savez avant de chanter que ça va faire un tabac, que vos écrits soient bons ou mauvais ? Quand on a n’a plus besoin d’argent, cela n’a plus d’intérêt. L’homme a besoin de se savoir utile.

Je parlais  donc d’honnêteté. C’est grâce à cette contrainte à laquelle il s’astreignait que ses mots sonnent si justes, que lorsqu’il chante cela ne semble pas « feint », cela semble sorti du coeur.

J’ai employé le terme de contrainte pour parler de l’honnêteté, parce qu’en effet ce n’est pas simple. Il est tellement plus facile de feindre, de faire semblant, de se moquer des gens, d’être hypocrite, de mentir. C’est si simple, et si moche en même temps.

Pour être un chanteur de cette trempe, il faut donc être perfectionniste : savoir s’astreindre à des contraintes même si c’est difficile.

Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui refusent de se plier à ce genre de contrainte parce qu’ils sont habitués à avoir tout depuis tout petit.

  • La difficulté ? Plus facile de l’éviter.
  • Chercher le ton juste ? Trop long.
  • Se mettre à la place des gens et imaginer ce qu’ils vont penser quand ils vont entendre ma chanson ? A quoi bon ?

Jacques Brel avait un don d’empathie. Cherchez dans le dico si vous ne savez pas ce que c’est. C’est la clé du succès.

  • Marre des gens qui n’ont pas le courage de s’affronter eux-mêmes et qui ne s’astreignent pas à vouloir être toujours meilleurs.
  • Marre des gens qui veulent tout sans rien faire.
  • Marre des gens qui regrettent sans se donner la peine d’essayer.
  • Marre des gens qui se foutent de la tête du monde.

On devrait écouter et commenter Jacques Brel à l’école, au moins durant quelques leçons.

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  • Nesus 9 novembre 2012, 12 12

    …Bon, tu aimes bien Jacques Brel.

    Mais, tout de même, c’est le mélodrame permanent Brel. Non?

  • Greg 9 novembre 2012, 17 05

    😀 ouais, on a tous notre style c’est certain..

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