Cerveau humain / Cerveau robotique

 Article modifié dernièrement le 21 Fév 2013 @ 17 h 54 min

Alan Turing (1912 – 1954)

Ce mathématicien compare, dans son livre Machines à calculer et intelligence (1950), le cerveau d’un nouveau-né à un calepin vierge, que l’on pourrait imiter à l’aide de technologies numériques dans le but de créer des robots nous imitant.

L’idée profonde Turing est qu’il est inutile de chercher à créer des cerveaux robotiques aussi performants qu’un être humain adulte. Au contraire, selon lui il faut plutôt chercher à créer ces « calepins vierges » qu’il assimile à des cerveaux de nourrissons. Une fois ces petits cerveaux créés, l’expérience et l’éducation pourraient faire le reste.

On imagine bien, en effet, des robots intelligents mais « naïfs » et désireux d’apprendre, que nous adopterions et que nous éduquerions pendant des années, comme on le ferait avec un enfant. Le film L’homme bicentenaire, avec Robin Williams, illustre d’ailleurs parfaitement ce point.

L'homme bicentenaire avec Robin Williams

L’homme bicentenaire avec Robin Williams

Cette idée est donc séduisante parce qu’à première vue, il semble plus facile de créer un cerveau-éponge qu’un cerveau d’adulte. Mais la question est plus difficile qu’il n’y paraît :

1/ un cerveau d’enfant est plus compliqué qu’il n’y paraît, il tient presque du miracle :

Comment un un foetus, à peine sorti du ventre de sa mère, parvient-il en quelques mois seulement à ingurgiter autant de savoirs et de nouveautés différents ?

2/ un cerveau numérique et électrique est-il seulement capable d’approcher le niveau d’un cerveau d’enfant ?

Personnellement, je ne crois pas qu’un cerveau numérique sera un jour capable d’approcher de près ou de loin  notre cerveau humain, avec ses émotions et ses pressentiments qui font toute la différence.

L’idée de Turing est cependant une des pistes les plus intéressantes que j’ai lues pour tenter d’appréhender cette tentative.

Petite bio sur Alan Turing

Comme le dit cette affiche sur Alan Turing, ce mathématicien de génie, capable de déchiffrer les énigmes codées les plus complexes et de cracker les codes nazis durant la seconde guerre mondiale, s’est suicidé en raison d’un jugement britannique le condamnant pour son homosexualité. Obligé de se plier à un traitement aux hormones, il a vu son corps se transformer sous ses yeux et s’est vu mis à l’écart par certains de ses confrères. Son cerveau, à n’en pas douter, aurait pu faire encore des découvertes extraordinaires.

Comme Blanche-Neige qui est un conte qu’il adorait, il aurait mis fin à ses jours en croquant une pomme empoisonnée. Les mathématiciens les plus géniaux ont tous un trait de caractère comme ça, qui surprend.

© Alan Turing

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