Darwin a du mal à me convaincre

Grégory Hénique — 13/02/2013

Le darwinisme

Les théories de Charles Darwin sur l’évolution ne m’ont jamais réellement convaincues, certainement à tord puisqu’elles sont pour la plupart validées par les expériences, mais je ne sais pas… quelque chose me paraît trop facile.

J’ai comme l’impression que la sélection naturelle des espèces par « élimination » est tellement puissante qu’elle en devient trop radicale. Prenez par exemple le cerveau humain :

La reproduction de l’espèce

Selon Darwin, les espèces qui survivent sont celles qui parviennent à assurer leur reproduction.

Et s’il restait de la place autour de la théorie de Darwin ?

Tout ne s’explique peut-être pas par la reproduction. La culture, par exemple, est une notion qui n’est pas prise en compte par le darwinisme et qui pourtant semble aujourd’hui avoir plus d’importance que ce que Darwin pensait.

Deux façons de concevoir la vie

Je ne suis pas scientifique et je ne m’intéresse pas à la justification de ces théories. Ce qui m’intéresse, en tant qu’auteur de romans, ce sont les conséquences sociologiques du darwinisme. En poussant à l’extrême, on peut se demander :

Personnellement, je ne peux m’empêcher de penser que la volonté et le hasard sont deux notions qui existent, mais que la deuxième a besoin de la première pour survenir au bon moment.

Additif du 16/02/2013 :

Interrogé sur le sujet, Paul Keirn fait un additif intéressant au sujet, le prolongeant en mettant à jour les dernières découvertes. Voilà ce qu’il en dit :

« Les intuitions de votre article sont tout à fait pertinentes.
C’est un peu comme si vous veniez de refermer le livre fondateur de Darwin, l’origine des espèces, et que vous restiez à raison dubitatif.
Très modestement croyez-le bien, je souhaite vous permettre de faire un bond de 154 ans, pour que vous soyez au fait de ce que l’on sait aujourd’hui avec certitude. En résumé, Darwin ne connaissait ni la génétique, ni l’ADN.
Aujourd’hui on parle de néodarwinisme, encore appelé « théorie synthétique de l’évolution » : cette approche combine l’élément principal développé par Darwin, la sélection naturelle, la théorie de l’hérédité de Mendel et la « génétique des populations ».
Là où vous êtes très astucieux, c’est que vous pressentez très bien que la culture intervient (et s’il restait de la place autour de la théorie de Darwin, dites-vous). Vous avez raison, et en première approche il faut ajouter à la sélection naturelle, la sélection sexuelle. Ce que n’a pas perçu Darwin.
La sélection sexuelle est double : à la fois inconsciente et consciente. Les deux liens ci-dessous démontrent que l’attirance sexuelle s’appuie sur les parfums corporels qui indiquent un renforcement possible des défenses immunitaires :
L’attirance sexuelle consciente regroupe tous les éléments de culture d’une époque donnée en un lieu donné : mode, posture, expression, etc., et n’ont plus rien à voir avec la force (Souchon a dès lors toutes ses chances dans la séduction), le cerveau domine, l’intelligence et le « style » aussi. Dans l’ordre (je développerais plus tard), il faut considérer :
  1. Le hasard (mutations aléatoires de la position des codons sur les gènes, les transformant en gènes allèles (c’est-à-dire « copie proche de l’original mais pas identique »). Le hasard est la force la plus grande que l’on puisse imaginer (Einstein lui même ne l’a pas perçu en rejetant la théorie quantique).
  2. La génétique des populations
  3. La sélection naturelle
  4. La sélection sexuelle (phéromones)
  5. La sélection sexuelle culturelle
  6. Et une part d’acquisition transmise, via l’ARN (néolamarkisme). »