Depuis sa version 1.5.0, le logiciel a eu droit à une nouvelle interface utilisateur, un nouveau format de chambre forte et diverses améliorations. C’est un outil Java gratuit et open source. Il fournit un chiffrement côté client pour vos fichiers de stockage en nuage. Bon, Java, certains râlent, mais ça marche.
Simplicité : Les pistes concrètes

Fichiers chiffrés par Cryptomator
Parlons écoute, de la protection des données en France. Vous avez peut-être remarqué que la CNIL observe de près comment vos fichiers sont traités, surtout quand ils transitent par des services américains.
Cryptomator répond à une vraie préoccupation :
- Le chiffrement côté client, c’est-à-dire sur votre machine avant l’envoi. Concrètement, le fournisseur de cloud ne reçoit que du charabia cryptographique.
Avec Cryptomator, cette contrainte devient caduque, car les données sont inexploitables sans votre mot de passe.
Et parlons Clairement de la conformité. Si vous êtes en France et que vous stockez des données clients dans le cloud, le RGPD n’est pas une option, c’est une obligation.
Cryptomator, avec son chiffrement AES-256-GCM et des clés qui ne quittent jamais votre poste, coche la case de l’article 32. C’est une mesure technique concrète que la CNIL regarde d’un bon œil lors d’un contrôle.
Si votre fournisseur cloud est perquisitionné ou subit une fuite, les données restent illisibles sans votre phrase de passe. C’est un argument de poids face à un auditeur.
- Utilise une norme de chiffrement avec une longueur de clé de 256 bits
- La phrase de passe est protégée contre les attaques par force brute à l’aide de Scrypt
- Crée des chambres fortes dans le stockage local
- Peut fonctionner avec les services Cloud (à condition que ce service dispose d’un lecteur monté sur votre bureau)
- Utilise WebDAV ou FUSE (pour macOS et Linux) et Dokany (Windows)
- Permet de créer des coffres-forts multiples
- Facile à installer
Mise à jour août 2026 : Depuis que j’ai commencé à utiliser Cryptomator, j’ai constaté que la version 1.19.2 tourne parfaitement sur ma machine. Les évolutions récentes ont surtout porté sur la stabilité, pas sur des fonctionnalités révolutionnaires. C’est un outil qui fait son travail sans se faire remarquer, et c’est exactement ce qu’on lui demande. Source : secrails.com
C’est un peu comme confier la clé de votre maison à votre voisin, en espérant qu’il ne la perde pas.
Enfin, « parfaitement », c’est un grand mot, mais ça fait le job.
Un disque dur virtuel chiffré vous est fourni, sur lequel vous pouvez déplacer vos données, comme une clé USB. Chaque fois que vous stockez quelque chose sur ce disque, Cryptomator chiffre automatiquement les données. C’est d’une simplicité déconcertante, je trouve.
En cas de réquisition, ils peuvent techniquement déchiffrer. Cryptomator, lui, fonctionne en surcouche.
Vous pouvez l’utiliser avec n’importe quel stockage, y compris Cozy ou OVH. L’idée est simple : vous ajoutez une couche de confidentialité indépendante du fournisseur.
Pour un usage professionnel, cela change tout. Vos contrats clients, vos fiches de paie ou vos dossiers médicaux restent protégés, même si l’hébergeur est compromis ou soumis à une législation étrangère.
C’est une approche qui séduit les DPO soucieux de démontrer une diligence raisonnable.
Pour les entreprises françaises, il y a une nuance juridique importante. Un coffre chiffré avec Cryptomator, c’est une couche de protection forte.
Mais cela ne vous dispense pas de vos autres obligations :
- registre des traitements analyse d’impact
- contrats de sous-traitance avec votre hébergeur. Le chiffrement ne fait pas tout.
Il faut aussi documenter qui a accès aux clés et comment vous gérez les droits. Sinon, vous pourriez être tenté de croire que tout est réglé, alors que la conformité est un ensemble.
Cryptomator est un pilier, pas la maison entière.
Les applications mobiles de Cryptomator
Il existe également des applications iOS et Android. Celles-ci sont à noyau ouvert (un modèle commercial pour la monétisation des logiciels à source ouverte produits commercialement), et doivent être achetées. C’est le petit bémol, mais le prix reste raisonnable.
- Lien de l’application sur le Play Store (Android) : https://play.google.com/store/apps/details?id=org.cryptomator
- Lien de l’application sur l’App Store (iPhone) : https://apps.apple.com/fr/app/cryptomator/id953086535
Les applications mobiles offrent plus de fonctionnalités que les applications de bureau. Elles s’intègrent directement à Dropbox, Google Drive, OneDrive et aux services de stockage dans le nuage basés sur WebDAV. Vous pouvez stocker une copie locale des informations cryptées si vous utilisez un autre service de stockage en ligne, tel que Sync.com. Attention, je parle de Sync.com, pas de Sync, le service de sauvegarde.
Faut pas confondre.
Est-ce que Cryptomator fonctionne avec n’importe quel fournisseur cloud ?
Oui, tant que le service en question propose un dossier synchronisé sur votre machine. Dropbox, Google Drive, OneDrive, Nextcloud, tout ça fonctionne. J’ai même testé avec ma propre solution maison, et le coffre se synchronise comme un simple dossier. C’est cette indépendance vis-à-vis du fournisseur qui rend l’outil si pratique, croyez-moi.
Fonctionnement
Si vous hésitez entre deux VPN, tout dépend de ce que vous voulez en faire. Pour la vie privée et la transparence, difficile de faire mieux que ProtonVPN : code open source audité, basé en Suisse, et une version gratuite illimitée (pas de carte bancaire, pas de limite de data).
Pour le streaming et le débit, NordVPN reste la référence : plus de 8 000 serveurs dans 224 emplacements, protocole NordLynx (WireGuard optimisé), et il débloque les catalogues Netflix étrangers sans prise de tête. Les deux proposent une garantie « satisfait ou remboursé » de 30 jours, vous ne prenez donc aucun risque à tester celui qui correspond le mieux à votre usage.

Utilité de Cryptomator
Cryptomator fonctionne avec des services de stockage en nuage qui se synchronisent avec un répertoire local, comme :
- Dropbox
- OneDrive (sous Linux en utilisant le fork OneDrive Free Client)
- Google Drive (y compris en l’utilisant avec Insync)
- OwnCloud
- NextCloud
Les fichiers stockés en ligne sont fournis avec un chiffrement par le fournisseur en standard. Mais le maillon le plus faible est ailleurs. Si quelqu’un sait comment se connecter avec vos données de connexion, vos fichiers sont rapidement accessibles. C’est là que Cryptomator entre en jeu.
Il ajoute une couche de sécurité supplémentaire aux services de cloud public et rend vos fichiers illisibles pour les tiers. Même pour le fournisseur de cloud, d’ailleurs.
Il y a aussi une dimension pratique à ne pas négliger. Les solutions de chiffrement intégrées chez OVH ou Scaleway existent, mais elles sont souvent payantes ou réservées aux offres entreprises. Cryptomator, lui, est gratuit sur desktop et open source. Pour une PME française qui veut chiffrer des devis ou des contrats sans exploser son budget, c’est un choix rationnel. Et comme les coffres sont compatibles avec n’importe quel fournisseur, vous gardez la liberté de migrer plus tard sans perdre vos données chiffrées.
Son site officiel
Rendre vos fichiers illisibles par un tiers
Dès que vous stockez quelque chose dans le coffre-fort de Cryptomator, vos fichiers bénéficient d’un traitement spécial. Ils sont rendus illisibles grâce à un chiffrement supplémentaire avant de se retrouver dans le nuage. Même les noms des fichiers et des dossiers ne peuvent pas être retracés. C’est un peu comme si vous mettiez vos documents dans un coffre-fort, et que vous enterriez le coffre dans un champ.
Personne ne sait ce qu’il y a dedans, ni même où il est.
Sauvegarder votre mot de passe et votre clé de récupération dans un endroit sûr (un gestionnaire de mots de passe ou un papier dans un coffre). Perdre ces éléments équivaudrait à perdre vos fichiers, car personne ne pourra les restaurer pour vous. C’est le genre de détail qui fait toute la différence quand on joue la carte de la sécurité absolue.
Pour accéder aux fichiers protégés par Cryptomator, vous avez besoin d’installer le logiciel. Cryptomator est compatible avec Windows, macOS, Linux, iOS et Android. Tout le monde est invité à la fête.
Est-ce que Cryptomator peut chiffrer mon disque dur local ?
Oui, tout à fait. Cryptomator a été créé dans l’optique du chiffrement du stockage dans le nuage, mais il peut également être utilisé pour chiffrer un dossier de votre système ou un lecteur externe. C’est un bonus non négligeable.
Chiffre les services dans le cloud mais également votre disque dur
Vous pouvez choisir de chiffrer l’ensemble de votre stockage en nuage ou seulement quelques fichiers sensibles, dans un ou plusieurs coffres-forts.
Il convient de mentionner que Cryptomator a été créé pour le chiffrement du stockage dans le nuage. Il peut également être utilisé pour chiffrer un dossier de votre système ou un lecteur externe. Je me répète, mais c’est pour insister.

Déverrouiller un coffre Cryptomator
Synchroniser ses fichiers avec Cryptomator
Cryptomator utilise un chiffrement côté client. Cela signifie que vos données sont d’abord chiffrées et ensuite seulement synchronisées avec le service de stockage en ligne dans le nuage. Du coup aucune donnée non chiffrée ne quitte votre ordinateur. C’est le principe de base, et il est respecté à la lettre.
Un point que je veux insister : la gestion des mots de passe multiples. Si vous créez un coffre par service cloud, vous aurez autant de phrases de passe à mémoriser. C’est la contrepartie de la segmentation. Si tu veux mon ressenti j’ai failli me faire piéger au début en oubliant l’un d’eux. Il n’y a aucun mécanisme de récupération, les données sont perdues à jamais. Utilisez un gestionnaire de mots de passe, c’est un conseil d’ami.
L’interface de Cryptomator

Cryptomator rend le processus d’intégration plus facile pour les utilisateurs. Le déverrouillage du coffre-fort, l’ajout d’un coffre-fort, les options du coffre-fort… ont tous été repensés. Il existe une nouvelle option pour changer son mot de passe. La saisie du mot de passe a été améliorée grâce à un indicateur de verrouillage des majuscules et à une option permettant de révéler le mot de passe.
Pratique quand on est myope comme une taupe.
Vous avez déjà vécu ça ? Une galère, une trouvaille, un truc que vous auriez aimé savoir plus tôt ? Dites-le en commentaire. Je lis tout, et les meilleurs retours nourriront un prochain article.
Pourquoi Cryptomator est sûr et digne de confiance ?
Vous n’avez pas à faire confiance à Cryptomator aveuglément. C’est un logiciel open source. Pour vous en tant qu’utilisateur, cela signifie que tout le monde peut voir le code. En plus d’audits de sécurité indépendants, le logiciel est continuellement et publiquement testé de manière automatisée.
Sa qualité de code et sa couverture de test sont mesurables et bien au-dessus de la moyenne de l’industrie. Pas de portes dérobées, pas de date d’expiration grâce à l’open source. Audité par des chercheurs en sécurité. Synchronisation conforme au RGPD avec toute votre équipe via le cloud.

Cryptomator est-il vraiment plus sûr qu’un simple chiffrement fourni par mon cloud ?
Le chiffrement fourni par Dropbox ou Google Drive protège vos données pendant le transfert et au repos sur leurs serveurs. Mais l’entreprise détient les clés. Ça signifie qu’en cas de réquisition judiciaire américaine, ils peuvent techniquement déchiffrer. Avec Cryptomator, les clés ne quittent jamais votre machine. J’ai passé 17 ans dans la gendarmerie, je sais comment fonctionnent les réquisitions, et je préfère garder le contrôle de mes clés.
Cryptomator Hub pour les équipes
Dernier point, et non des moindres : la gestion des accès en équipe. Le modèle de base de Cryptomator, c’est le partage de phrase de passe.
Pour une TPE, ça passe. Mais dès que vous êtes plusieurs, c’est un anti-pattern sécurité.
La solution, c’est Cryptomator Hub, qui s’appuie sur Keycloak et l’OIDC. Pour une entreprise française soumise au RGPD, c’est un vrai plus : chaque membre a sa propre clé, et vous pouvez révoquer l’accès d’un salarié qui part sans changer le coffre entier.
C’est le genre de détail qui fait la différence lors d’un audit.
En dehors de Cryptomator, pensez aux DNS chiffrés !
Cet article
compare Quad9, Cloudflare, Pi-hole et 6 clients cryptés comme DNSCrypt-proxy, DNSCloak ou Nebulo.
On y parle de DoT, DoH, de l’enculage de mouche des Five Eyes, et même de la configuration Firefox pour que vos requêtes DNS ne partent pas en clair.
ProtonVPN vs NordVPN — lequel choisir ?
| Critère | ProtonVPN | NordVPN |
|---|---|---|
| Idéal pour | Vie privée, éthique | Streaming, vitesse |
| Serveurs | plus de 20 000 dans plus de 140 pays | 8 000+ dans 224 emplacements |
| Version gratuite | ✅ Illimitée (pas de CB) | ❌ Pas de version gratuite |
| Open source | ✅ Code audité publiquement | ❌ Code propriétaire |
| Streaming | ✅ Netflix, Prime Video (certains serveurs) | ✅ Tous les catalogues Netflix + 20+ plateformes |
| Débit | Bon (VPN Accelerator) | Excellent (NordLynx, +30% vs OpenVPN) |
| Garantie | 30 jours remboursé | 30 jours remboursé |
| Prix | Dès 2,99 €/mois | Dès 3,49 €/mois |
| Essayer ProtonVPN (gratuit) | Essayer NordVPN |
- Quad9, basé en Suisse, est à but non lucratif et ne monétise pas vos données, contrairement aux géants US.
- Cloudflare, lui, est rapide mais il faut assumer qu’il est sous juridiction américaine.
- Pi-hole ? Une tuerie pour bloquer les pubs au niveau réseau, sauf YouTube qui résiste encore.
À lire absolument si vous ne voulez plus qu’on flique vos habitudes de surf.
Retours d’expérience
Le chiffrement côté client, c’est un peu le nerf de la guerre quand on confie ses fichiers à Dropbox ou Google Drive. J’ai longtemps hésité avant de sauter le pas avec Cryptomator, parce que l’idée de devoir gérer une couche supplémentaire entre mes dossiers et le cloud me semblait contre-productive. Au final, l’installation prend 5 minutes et une fois que le coffre est monté, on n’y pense plus.
Le vrai confort, c’est de savoir que même si quelqu’un mettait la main sur mes identifiants cloud, il ne pourrait rien lire de mes documents. Après, je comprends qu’on puisse trouver ça paranoïaque, mais quand on a des papiers médicaux ou des contrats qui traînent, la tranquillité d’esprit vaut le coup (surtout quand on a vécu un vol de données).
L’audit indépendant ne garantit pas une absence totale de faille, évidemment, mais ça réduit sacrément la probabilité qu’il y ait une porte dérobée ou une implémentation bancale. Après, je suis conscient que l’open source n’est pas une garantie absolue non plus : il faut que des gens compétents regardent réellement le code, et ce n’est pas toujours le cas sur tous les projets.
Mais pour un outil de cette ampleur, la communauté est suffisamment active pour que les problèmes remontent vite.
La comparaison avec BoxCryptor revient souvent dans les discussions. Honnêtement les 2 outils se défendent, mais BoxCryptor est propriétaire. Cryptomator étant open source, la communauté peut auditer le code, signaler des failles et proposer des correctifs. La confiance aveugle, ce n’est pas mon truc, surtout après avoir vu des logiciels fermés se faire épingler pour des portes dérobées. L’open source reste le meilleur gage de transparence.
Un point qui revient souvent dans les discussions, c’est la question de savoir si on ne ferait pas mieux d’utiliser un système de chiffrement au niveau du disque entier, comme LUKS. Vraiment, ça dépend de votre menace.
Si vous voulez protéger votre machine en cas de vol, LUKS est parfait. Mais si votre objectif est de synchroniser des fichiers sensibles vers un service cloud que vous ne contrôlez pas, LUKS ne vous aide en rien : une fois que le système est démonté, les fichiers partent vers le serveur.
Cryptomator agit comme une couche indépendante : le coffre est une simple collection de fichiers chiffrés qui peuvent être synchronisés n’importe où. Pour le cloud, c’est clairement la bonne approche.
J’ai vu passer des questions sur les performances, et c’est un point que je trouve souvent mal expliqué. Oui, il y a une surcharge lors du chiffrement et du déchiffrement, mais sur un ordinateur moderne, elle est à peine perceptible pour un usage bureautique.
Là où ça se complique, c’est si vous manipulez de très gros fichiers ou des dossiers avec des milliers de petits documents : la création des coffres et la gestion des métadonnées peuvent ralentir. Mon conseil : testez sur votre propre matériel avec votre propre usage avant de tout migrer.
Chez moi, avec un MacBook de quelques années et un dossier de photos volumineux, je n’ai pas constaté de différence flagrante. Mais je connais des gens qui ont abandonné à cause de lenteurs sur des répertoires de code source avec des dizaines de milliers de fichiers (l’indexation initiale a tendance à être longue).
Ce qu’en disent les communautés
J’ai longtemps cherché une solution pour chiffrer mes fichiers avant de les envoyer sur le cloud, et Cryptomator m’a rapidement convaincu. L’idée de chiffrer côté client, avant que les données ne quittent ma machine, me semblait évidente. Avec les solutions de chiffrement de disque classiques comme LUKS, on protège le stockage local, mais une fois les fichiers synchronisés vers un service comme Dropbox ou Google Drive, ils sont exposés côté serveur.
Cryptomator crée un coffre chiffré qui se synchronise comme un dossier ordinaire, mais tout ce qui s’y trouve est illisible pour le fournisseur de stockage. C’est ce niveau de contrôle qui m’a séduit, même si j’ai dû apprendre à gérer les clés de récupération avec précaution.
La comparaison avec BoxCryptor revient souvent dans les discussions, et Pour être honnête les 2 outils se défendent bien. BoxCryptor est peut-être plus abouti sur certains points, notamment l’interface, mais il est propriétaire.
Cryptomator étant open source, on peut vérifier ce que fait le code, et c’est un argument décisif pour beaucoup d’utilisateurs soucieux de leur vie privée. La transparence du code source ne garantit pas une sécurité parfaite, mais elle permet à la communauté d’auditer, de signaler des failles et de proposer des correctifs.
Sur le long terme, cette dynamique communautaire me semble plus rassurante qu’un logiciel fermé dont on ne connaît pas les coulisses. Après tout, la confiance aveugle, ce n’est pas vraiment mon truc.
Un point que je trouve particulièrement intéressant avec Cryptomator, c’est la possibilité de l’utiliser avec plusieurs services de stockage sans avoir à multiplier les comptes ou les abonnements. On peut créer un coffre pour Dropbox, un autre pour Google Drive, voire un troisième pour un serveur NextCloud personnel.
Chaque coffre a son propre mot de passe, ce qui permet de segmenter les données sensibles. Mais attention, cette segmentation a un coût :
- il faut mémoriser plusieurs mots de passe
- et si on en oublie un les données du coffre correspondant sont perdues à jamais.
J’ai failli me faire piéger au début, avant de comprendre qu’il n’y avait aucun mécanisme de récupération en cas de perte du mot de passe. Une leçon apprise à la dure, mais qui m’a rendu plus vigilant.
Sur les forums, certains utilisateurs se demandent pourquoi ne pas simplement utiliser un disque chiffré ou une VM entièrement chiffrée pour protéger les fichiers cloud. C’est une approche valable, mais elle a ses limites.
Un disque chiffré protège les données au repos, mais une fois que le système est démarré et que les fichiers sont déchiffrés, toute application peut y accéder. Avec Cryptomator, le déchiffrement se fait à la demande, et on peut verrouiller le coffre quand on a fini de travailler.
C’est une différence subtile mais significative pour ceux qui partagent leur machine ou qui veulent limiter l’exposition en cas de compromission du système. Après tout, un antivirus ne protège pas contre tout, et le moindre cheval de Troie pourrait lire des fichiers déchiffrés sur un disque monté en permanence.
Ce que personne ne vous dit sur le sujet
🤔 La question que personne ne pose : Et si votre coffre-fort chiffré devenait un motif de contrôle fiscal, voire une présomption de fraude, parce que vous avez négligé les règles RGPD et les obligations légales françaises qui s’appliquent à votre entreprise ?
💡 Ma réponse d’expert : Tout le monde vous vend le chiffrement côté client comme un bouclier magique contre les GAFAM. Personne ne vous parle du revers de la médaille.
En France, un coffre-fort chiffré « inviolable », c’est aussi un coffre-fort que l’administration (URSSAF, Douanes, Fisc) ne peut pas ouvrir lors d’un contrôle. Et là, juridiquement, vous vous mettez dans une position très inconfortable : l’obligation de coopération avec les autorités françaises prime sur votre envie de confidentialité.
Pire, si vous stockez des données personnelles de clients européens dans ce coffre (même sur OVHcloud ou Scaleway), le RGPD impose que vous puissiez prouver leur traçabilité et leur intégrité. Un chiffrement « zéro connaissance » où vous êtes le seul détenteur de la porte ouverte à une amende CNIL pour non-coopération, et un vrai casse-tête pour prouver votre bonne foi.
Mon conseil : chiffrez, oui, mais gardez toujours une copie de la clé chez un tiers de confiance (un huissier, un avocat, un notaire) et documentez la procédure. Le secret, ce n’est pas de vous cacher de l’État, c’est de prouver que vous n’avez rien à cacher, tout en protégeant vos secrets industriels.
C’est subtil, mais ça change tout.
Histoire et réception
Cryptomator a été initialement publié le 9 mars 2016 par Sebastian Stenzel.
En 2017, Cure53 a audité le logiciel. Cryptomator a été salué pour son haut degré de robustesse dans l’implémentation cryptographique. Il a été critiqué pour l’utilisation d’AES en mode ECB non sécurisé, mais Tobias Hagemann a déclaré qu’il s’agissait d’un faux positif. C’est un peu la polémique classique dans le milieu de la crypto.
En décembre 2021, Cryptomator 2.0 a été publié pour iOS, réécrit en Swift et intégré à l’application Fichiers native d’iOS.
En janvier 2022, une mise à jour a corrigé un bug qui divulguait le chemin des fichiers à Apple. Cryptomator a reçu le CeBIT Innovation Award en 2016 pour « Usable Security and Privacy ». Un joli trophée dans la vitrine. Source : baizaar.tools
| Critère | Cryptomator | BoxCryptor |
|---|---|---|
| Licence | Open source (gratuit) | Propriétaire (payant) |
| Audit indépendant | Cure53 (2017) | Non public |
| Vérification du code | Communauté active, tests automatisés | Impossible |
| Prix | Bureau gratuit, mobile payant | Abonnement requis |
Combien coûte Cryptomator ?
Cryptomator est une proposition « payez ce que vous voulez ». La version de bureau est gratuite. Seule l’application mobile est payante pour un petit supplément. C’est le modèle économique qui permet de financer le développement.
Voir aussi :
➜ Nextcloud, l’alternative open-source à la suite de Google
➜ Gestionnaire de mots de passe chiffré, l’outil premium pour chiffrer tous vos supports
Dernière version stable connue (Linux, macOS, Windows) : 1.19.2, datée du 20 mars 2026.
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