Trackers privés français, la vérité qui dérange en 2026

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Écrit par Grégory Hénique

Auteur sur mes 2 blogs depuis 2009/2010.

 

L'écriture est ma passion mais l'optimisation SEO / IA fut un passage obligé pour gagner ma visibilité.

 

Présentation

La raison tient en trois lettres : LCEN. La loi pour la confiance dans l’économie numérique impose aux hébergeurs de conserver les données de connexion. Un tracker privé hébergé en France serait une passoire.

Les admins le savent. Ils s’exilent aux Pays-Bas, en Roumanie ou ailleurs.

Et vous, pendant ce temps, vous cherchez une aiguille dans une botte de foin en feu…

La loi française, ce cimetière à trackers

La Hadopi a vécu, mais la riposte graduée a laissé des traces dans la jurisprudence. Aujourd’hui, ce sont les ayants droit qui attaquent directement, et les FAI qui doivent répondre aux injonctions.

Le cadre légal français a tué la plupart des trackers privés historiques. Un site qui ouvre ses inscriptions sans filtre prend un risque pénal direct. Les hébergeurs français ne veulent plus de ce voisinage.

Résultat, les rares projets encore vivants se cachent derrière des inscriptions fermées ou des domaines qui changent souvent.

La LCEN, le RGPD et HADOPI forment un trio. Les hébergeurs doivent conserver les logs, les FAI doivent coopérer, et les ayants droit ont des équipes dédiées à la traque. Un tracker privé hébergé en France ressemble à un braqueur qui laisserait son adresse sur le comptoir de la banque.

Les conséquences sont simples. L’hébergement offshore est la norme, souvent aux Pays-Bas ou en Roumanie. La conservation des données utilisateurs reste un risque permanent, même si les admins promettent de ne rien garder. Et la communauté doit être internationale pour maintenir des ratios corrects, car le vivier français est trop petit.

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La plupart de ces « trackers privés français » sont des projets à but lucratif. Ils vendent vos données, ils monétisent votre trafic, ils vous exploitent. Le vrai privé, celui qui fonctionne, est un projet de passionnés, financé par des dons et porté par une communauté soudée. Mais ces projets ne survivent pas longtemps face à la pression légale et financière.

Le résultat ? Un marché de dupes où les véritables trackers privés sont soit introuvables, soit réservés à une élite qui ne parle pas sur les forums publics. Les autres, ceux qui vous promettent un accès facile, sont des pièges à IP.

Le mythe du tracker français 100% local

Même si un tracker privé parvenait à s’installer en France, il serait traqué. Les ayants droit portent plainte, les hébergeurs coopèrent, les FAI transmettent les IP. C’est un environnement hostile. Les seuls qui s’en sortent ont des moyens, des avocats et une infrastructure redondante.

Le tracker privé français 100% local n’est pas une rareté, c’est une impossibilité légale

Ceux qui vous disent le contraire vous mentent ou vous tendent un piège. Source : avisvpn.com

Les seules exceptions sont des collectifs qui fonctionnent comme des bibliothèques numériques municipales : des structures associatives, déclarées, qui prêtent du contenu sous des licences spécifiques. Mais ces initiatives restent marginales et ne représentent qu’une fraction de ce que les trackers historiques offraient. Le modèle économique du tracker français local est mort, tué par la législation et la pression judiciaire.

Ceux qui persistent le font dans l’ombre, avec des serveurs loués sous des sociétés écrans et des paiements en cryptomonnaies.

Les trackers qui tournent encore, la vraie liste

Un tracker privé français qui survit en 2026 reste une exception. La plupart des communautés francophones ont migré vers des serveurs étrangers ou se sont sabordées après une saisie.

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YggTorrent a subi une destruction massive en mars 2026 puis une tentative de retour annoncée pour le 1er septembre. Les anciens domaines ont finalement redirigé vers autre chose et le tracker n’a pas été rétabli.

Ce changement a modifié la donne pour les utilisateurs français qui comptaient sur des inscriptions libres.

Pour ceux qui cherchent des alternatives, voici l’état des lieux des plateformes qui tournent encore. J’ai testé chacune d’elles, certaines ont fermé depuis, d’autres ont changé de domaine. La prudence reste de mise.

Les trackers privés avec un gros catalogue francophone se recrutent via des forums spécialisés. Blutopia, MTeam.fr pour le PC et les jeux, ou ShareWood qui monte. Jamais via Google, jamais via une inscription ouverte.

Si vous tombez sur un site qui vous accepte sans invitation, ce n’est pas un vrai privé

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PlateformeStatutMon avis honnête
SharewoodPrivé, sur invitationLe plus propre du lot, communauté sérieuse, catalogue vérifié
BlutopiaPrivé, sur invitationBon catalogue francophone, recrutement via Discord
MTeam.frPrivé, sur invitationSolide pour le PC et les jeux, interface un peu datée
Ygg GratisClone non officielRisque élevé de phishing, à utiliser avec une extrême prudence
CpasbienPublic via miroirsVétéran, base de données VF solide, mais clones nombreux
nyaa.siPublicLa référence pour les anime sous-titrés français

Ces plateformes sont des cibles mouvantes. Les domaines changent, les serveurs migrent, les règles évoluent. Ce qui marche aujourd’hui peut être mort demain. C’est un jeu du chat et de la souris permanent, et les utilisateurs sont souvent les perdants.

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Pour une vue d’ensemble, le subreddit r/FrancePirate maintient une liste à jour des trackers français. On y trouve des plateformes comme. La-Cale, un tracker encore jeune mais bien foutu, ou des vétérans qui ont survécu à plusieurs vagues de fermetures. La communauté y partage aussi les bons plans pour obtenir des invitations et les pièges à éviter. C’est une mine d’or, à condition de savoir lire entre les lignes et de ne jamais cliquer sur un lien sans vérifier sa source.

Le cas YggTorrent, la fin d’une époque

Le site a fermé définitivement début septembre 2026 après un piratage massif revendiqué par un hacker sous le pseudo Gr0lum. L’opération « YGGLeak » a vidé les serveurs et mis hors ligne l’un des plus gros annuaires francophones. C’était le dernier géant semi-privé, et il est tombé comme un château de cartes. Source : korben.info

Un clone « ygg gratis » a émergé dans la foulée pour récupérer le catalogue, mais la méfiance reste de mise

Quand une plateforme disparaît du jour au lendemain, les risques de phishing, de faux miroirs ou de collecte de données augmentent. C’est la loi de la jungle, ici.

Si vous tombez sur un site qui reprend le nom Ygg, vérifiez 2 fois l’URL, activez votre bloqueur de pubs, et ne réutilisez jamais un mot de passe déjà employé ailleurs. Pas de « motdepasse123 » pour tout.

Le piège des faux privés et honeypots

Voici un angle qu’on oublie souvent : tous les sites qui se présentent comme « trackers privés français » ne le sont pas. Pire, certains sont des honeypots, des leurres créés pour collecter des adresses IP et les revendre aux ayants droit, exactement à l’image d’un pot de miel qui attire les ours. Mais ici, les ours, c’est vous.

Un VPN, c'est un tunnel chiffré entre votre appareil et internet : votre fournisseur d'accès ne voit plus ce que vous faites, et votre adresse IP réelle reste masquée.

Concrètement, ça sert à deux choses : protéger votre vie privée, et contourner les blocages géographiques (catalogues étrangers, sites inaccessibles depuis la France). Les 2 services ci-dessous sont ceux que j'utilise et recommande, selon ce que vous cherchez.

NordVPNProtonVPN
Idéal pourStreaming et débitVie privée et open source
Open sourceNonOui
Offre gratuiteEssai 30 joursOui
  • Vous voulez surtout débloquer des catalogues étrangers et garder du débit ? Partez sur NordVPN.
  • La transparence du code et une version gratuite sans carte bancaire comptent plus pour vous ? ProtonVPN est le bon choix.

Les deux offrent une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours.

J’en ai testé une douzaine en début d’année

Sur les 12 « nouveaux privés » listés sur des agrégateurs type Start.me ou Opentrackers, 9 utilisaient du fingerprinting IP ou embarquaient des scripts de tracking suspects. Vous voulez mon avis ? C’est un carnage.

La règle d’or : si l’inscription est ouverte sans cooptation, si le ratio n’est pas affiché clairement, ou si le site vous demande un paiement crypto « pour débloquer l’accès », fuyez. Un vrai tracker privé ne se trouve pas via Google Ads. Il se déniche sur des forums de niche, après des mois de participation, ou via des invites Discord vérifiées. C’est comme entrer dans un club très select.

La rareté, c’est ce qui fait la sécurité.

Pour éviter les pièges, voici les signaux d’alerte à surveiller :

  • Inscription ouverte sans invitation : un vrai tracker privé ne recrute jamais en masse, la cooptation est la règle d’or.
  • Paiement demandé en cryptomonnaie : aucun tracker légitime ne demande de l’argent pour « débloquer l’accès » ou « garantir votre anonymat ».
  • Absence de règles de ratio claires : si le site ne vous oblige pas à maintenir un ratio minimum, c’est que personne ne surveille, et donc que personne ne protège.
  • Scripts de tracking ou fingerprinting : utilisez un bloqueur de scripts pour vérifier ce qui se passe en arrière-plan avant de vous connecter.
  • Domaines récents ou changements fréquents d’URL : les vrais trackers ont une stabilité relative, les honeypots changent d’adresse comme de chemise.

Protégez vous avant de chercher

Un VPN ne vous rend pas invisible. Il déplace le point de contrôle, rien de plus. Les logs de connexion restent chez le fournisseur, et une réquisition peut les faire parler.

Avant de chercher un tracker, vérifiez 3 points.

  • Un VPN actif et payant, pas une extension gratuite.
  • Un bloqueur de scripts et de publicités à jour.
  • Une adresse e-mail dédiée, jamais votre boîte principale.

protonvpn torrent

Pour sécuriser vos connexions, regardez NordVPN (Streaming) ou Proton (Open-Source). J’utilise les deux en complément. Serveurs optimisés P2P, politique de non-conservation des logs vérifiée par des audits indépendants.

La protection ne s’arrête pas au VPN. Votre navigateur est une passoire : scripts de tracking, cookies tiers et fingerprinting permettent de vous identifier même sans adresse IP. Les outils anti-pistage combinent plusieurs couches :

Les formules Standard ou Deluxe des navigateurs orientés vie privée offrent un compromis entre sécurité et confort. L’idée n’est pas d’être « sûr à 100 % », mais de rendre votre navigation opaque pour dissuader les curieux.

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Pour renforcer votre anonymat, voici une check-list avant chaque session :

  • Activez le double VPN ou l’obfuscation pour masquer le fait que vous utilisez un VPN.
  • Désactivez WebRTC dans votre navigateur pour éviter les fuites d’adresse IP.
  • Utilisez un bloqueur de scripts comme NoScript ou uBlock Origin en mode strict.
  • Changez vos empreintes numériques avec des extensions comme Canvas Blocker.
  • Ne vous connectez jamais à un tracker sans vérifier l’URL et le certificat SSL du site.

Les alternatives légales qu’on oublie

Plutôt que chasser un mythe, regardez ces options légales :

  • Les bibliothèques numériques municipales, gratuites avec votre carte
  • Les offres bundle éditeurs comme ActuSF Le streaming légal avec un bon catalogue français

Pour le streaming bloqué ou censuré, j’ai un guide ici : Contourner la censure (12 outils)

Ces alternatives ne vous exposent à aucun risque juridique. Les bibliothèques numériques municipales proposent des milliers de livres, de films et de documentaires en streaming ou en téléchargement temporaire, avec votre carte de lecteur. C’est gratuit, légal et souvent de bonne qualité.

Les bundles éditeurs offrent des packs de livres numériques à prix réduit, parfois gratuits, pour promouvoir de jeunes auteurs. Le streaming légal couvre une part croissante du catalogue francophone.

Vous savez déjà lequel vous correspond ? Accès direct :

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La France, zone grise du privé

La zone grise n’est pas un espace neutre. C’est un entre-deux où l’utilisateur porte le risque, pas le tracker. Le tracker, lui, change de nom et de domaine quand ça chauffe.

La France reste une zone grise pour les trackers privés. Les projets français ferment, se relocalisent ou passent en accès fermé pour survivre.

Vous trouverez plus facilement des trackers étrangers, mais l’interface et les contenus francophones y sont moins évidents.

Situation préciseLe piège à éviterLe réflexe qui sauve
Vous voulez un tracker français « tranquille »La plupart des forums francophones actuels sont des coquilles vides ou des arnaques (invitations vendues, jamais de contenu). Les vrais trackers FR historiques ont fermé ou sont passés en invite stricte via des cercles privés.Cherchez les trackers internationaux avec une section FR active. Vous perdez le « confort » linguistique, mais vous gagnez en pérennité et en contenu.
Votre FAI vous envoie une première notification (Hadopi/Arcom)Ignorer le premier avertissement. C’est le plus courant. La réponse graduée existe encore, et le premier mail est un test : si vous ne répondez pas, ils passent au deuxième, puis au troisième (avec transmission au parquet).Coupez tout pendant 48h, changez votre mot de passe de seedbox, et investissez dans un VPN ou une seedbox hors France. La notification n’est pas une condamnation, mais c’est un signal d’alarme.
Vous utilisez une seedbox chez un hébergeur françaisBeaucoup d’hébergeurs FR collaborent avec l’Arcom et transmettent les identifications des clients sans broncher. Votre seedbox « anonyme » ne l’est pas si elle est chez OVH ou un petit hébergeur local.Prenez une seedbox chez un hébergeur néerlandais ou roumain. Le prix est identique, mais la politique de logs et la coopération avec les autorités françaises n’ont rien à voir.
Vous cherchez un contenu FR spécifique (dub, subtitles)Les trackers FR qui restent sont souvent des niches (ebooks, musique, VOD FR). Pour le reste, la communauté FR s’est dispersée sur Discord et Telegram, des espaces éphémères et non indexés.Passez par les trackers généralistes internationaux : le contenu FR y est souvent mieux organisé et mieux seedé que sur les vestiges francophones.

La loi Hadopi, un cadre dissuasif

Le 30 avril 2026, le Conseil d’État a jugé illégal le système de surveillance des adresses IP mis en place par Hadopi et poursuivi par l’Arcom. Cette décision change la donne juridique, mais elle ne relance pas pour autant les trackers privés français. La pression des ayants droit reste forte.

YggTorrent, le plus gros tracker torrent français, a verrouillé son accès face à cette pression avant de fermer définitivement ses portes. La plateforme aurait empoché un butin estimé à 10 millions d’euros, notamment via un mode Turbo payant très contesté. Ce mélange de surveillance, de fermetures et de scandales financiers a refroidi les créateurs de trackers.

Les rares options authentiques qui subsistent, comme C411, La Cale, ShareWood ou MTeam.fr, imposent un VPN obligatoire pour limiter les risques. Sans cette couche de protection, l’hébergeur et les membres s’exposent à des poursuites. Le rêve d’un tracker privé français accessible sans précaution n’a donc plus de base légale solide.

L’après YggTorrent et ses leçons

La fermeture d’YggTorrent a laissé un vide énorme, mais elle a aussi montré les failles du modèle centralisé. Un piratage massif semble avoir signé la fin du tracker francophone, qui aurait brassé de manière occulte des milliers d’euros.

Les serveurs hors ligne transforment du jour au lendemain un service en simple morceau de plastique inerte, comme on le voit avec certains gadgets connectés. Cette fragilité pousse certains acteurs à imaginer autre chose.

Kilian, interviewé pour C411, rêve d’un écosystème où la question du tracker à utiliser n’a plus de sens, où le partage est tellement décentralisé que personne ne peut plus l’arrêter.

En attendant, la frontière entre sécurité publique et intrusion devient poreuse. Les radars, les portiques qui identifient les plaques, les fichiers croisés entre administrations : chacun doit mesurer les compromis entre commodité et vie privée. Le tracker privé français, lui, reste un mythe.

La question que tout le monde se pose

Un tracker privé français peut-il vraiment survivre en 2026 ?

Non, pas durablement. La pression judiciaire et la fuite des administrateurs vers l’étranger rendent toute implantation stable illusoire. Ce qui reste tient sur des serveurs hors de France et une communauté réduite.

Quelle différence entre un tracker privé et un tracker public ?

Le privé demande une invitation et impose des ratios de partage. Le public accepte tout le monde, mais expose davantage aux poursuites et aux fichiers piégés. Le privé n’est pas plus sûr juridiquement, juste plus fermé.

Un tracker privé français peut-il encore exister en 2026 ?

Oui, mais sous forme très fermée. Les inscriptions ouvertes sont devenues rares, et la plupart des projets français fonctionnent par cooptation ou par vagues d’inscriptions limitées.

Pourquoi YggTorrent est-il passé en tracker privé ?

Pour réduire la visibilité publique du site et limiter les risques juridiques. L’accès par compte validé filtre les utilisateurs et complique le travail des ayants droit.

Un tracker privé français authentique et 100% local ? Ca reste un oxymore. Protégez-vous d’abord avec un VPN, chassez les invites sur les bons channels, et penchez-vous sur le légal quand c’est viable. La vraie qualité ne se cache pas sur Google. Elle se mérite.

Et si vous pensez avoir trouvé le Graal, posez-vous une question : pourquoi ce site serait-il le seul à échapper aux règles ? Si la réponse vous semble trop belle, c’est un piège. Votre IP vaut plus cher que n’importe quel fichier.

Quand on a passé des années à chercher l’information, on sait reconnaître un mirage

Les listes de trackers qui circulent en 2026 ressemblent souvent à des cimetières déguisés. Un domaine actif ne veut pas dire un tracker vivant, encore moins une communauté saine.

En gendarmerie, j’ai appris une chose : ce qui est interdit ne disparaît pas, il migre.

Pendant mes années d’OPJ, j’ai vu des pratiques se déplacer vers des zones grises dès qu’une règle devenait trop contraignante.

Le tracker privé français n’a pas disparu. Il a perdu son modèle confortable.

Ce qui est interdit ne meurt jamais, il apprend juste à se cacher mieux.

Grégory Hénique – Article vérifié le 15/09/2026 et à jour.

11 réflexions au sujet de “Trackers privés français, la vérité qui dérange en 2026”

  1. De nombreuses bibliothèques vous permettent d’emprunter des films gratuitement. Imaginez que des éditeurs viennent chez vous et retirent des livres de votre bibliothèque en disant : « Vous n’avez plus le droit de lire ça ! »

  2. Le Royaume-Uni, la Hongrie, le Canada, l’Italie et même d’autres pays occidentaux le font ouvertement et sans vergogne, en invoquant les justifications habituelles d’un État paternaliste. Je veux dire, merde, pas seulement pour posséder des livres, mais aussi pour publier des opinions incorrectes en ligne dans des pays comme le Royaume-Uni.

    Le Tennessee, dans le but de copier ce qu’a fait la Floride (empêcher l’éducation sexuelle et les contenus explicites d’être disponibles/enseignés aux élèves de la maternelle à la troisième année), a tenté d’interdire purement et simplement ces livres dans l’État. Il ne s’agit là que des gouvernements, sans parler de la manière dont ces grandes entreprises modifient ou censurent les médias existants qu’elles possèdent afin de diffuser leur propagande (aujourd’hui appelée « relations publiques »).

    Pour illustrer cela, voyez ce que Puffin a fait aux livres de Roald Dahl.

  3. Bethesda est un fervent défenseur de ce comportement. Je ne pense pas qu’il y ait eu un seul jeu Bethesda Softworks depuis plus de 10 ans qui n’ait pas été commercialisé avec des bugs et qui n’ait pas nécessité de mods pour le corriger, comme Skyrim et Oblivion. De plus, la situation n’a fait qu’empirer ces dernières années, Call of Duty étant désormais le plus grand abuseur en la matière.

    C’est un symptôme des entreprises qui ont fait leur temps et qui doivent être détruites/fermées pour la sécurité de leurs utilisateurs. Par exemple, les anciens jeux Cod ont des lanceurs tiers pour corriger les failles de sécurité qui permettent un accès détourné à votre système, et Activision les supprime afin de pouvoir tirer le maximum d’argent de ces jeux (dont beaucoup sont encore vendus au prix fort sur Steam plus de dix ans après). Si les entreprises n’essayaient pas de baiser leurs clients à chaque occasion, le piratage ne serait pas un problème, mais les dirigeants d’entreprise archaïques, décrépits ou autrement méchants ne peuvent pas supporter de laisser passer des profits potentiels, même si cela signifie perdre toute leur clientèle.

    C’est pourquoi, chaque fois qu’une entreprise utilise le piratage comme excuse pour justifier un DRM inutile, je ne peux m’empêcher de rire. Parce qu’elles s’attendent à être aussi peu éthiques que possible (comme la modération par IA dans Call of Duty qui contrôle ce que vous pouvez et ne pouvez pas dire, vous traitant comme si le fait d’acheter leur jeu à 70 $ était un privilège, etc.), mais veulent crier au scandale lorsque les clients ripostent.

  4. Une autre ironie est que les éditeurs n’ont aucun problème à vendre des jeux qu’ils savent défectueux, en particulier dans des cas comme la sortie de Steam Manhunt. Depuis 13 ans, le jeu dans son état par défaut est injouable car l’exécutable vendu sur Steam n’avait que sa protection contre la copie supprimée (ou plutôt, le fichier exe avait été créé avant que la protection contre la copie ne soit ajoutée dans la version originale). Mais il comportait toujours les fonctionnalités anti-piratage dans l’exe et, comme il n’avait pas de protection contre la copie, le jeu pensait qu’il était piraté et faisait tout un tas de choses qui le rendaient injouable.

    L’ironie, c’est que les pirates disposaient d’une version parfaitement fonctionnelle depuis la sortie, car le groupe de crackers avait corrigé toutes ces fonctionnalités. Les seuls qui en étaient réellement affectés étaient donc les clients qui avaient payé pour l’acheter sur Steam. Rockstar savait que le jeu ne fonctionnait pas tel quel, mais les gens s’en accommodaient, car Rockstar avait laissé l’ancien crack Razor pour le jeu dans le même dossier intitulé « test dot exe ». Pour le faire fonctionner sur les versions plus récentes de Windows, il suffisait de corriger la signature dans l’en-tête, car elle avait été créée avant que Windows Vista ne commence à lire ces octets particuliers dans l’en-tête. Mais il est ironique que pour jouer au jeu que l’on vient d’acheter, le piratage ne soit pas seulement recommandé, mais absolument nécessaire.

    Les éditeurs ne commercialisent peut-être pas régulièrement des jeux qui ont littéralement besoin d’un crack pour fonctionner correctement, mais ils commercialisent régulièrement des jeux qui sont bogués, peu performants et semblent inachevés. Et on attend des joueurs qu’ils les achètent dès leur sortie, puis que le développeur les corrige peut-être plus tard afin que les joueurs puissent y jouer correctement. Les éditeurs n’ont aucun problème à commettre une fraude, mais ils s’inquiètent tellement que quelqu’un puisse le voler. La mise en œuvre du DRM coûte de l’argent, il est donc révélateur que de nombreux éditeurs semblent donner la priorité à rendre leur jeu plus difficile à pirater plutôt qu’à créer un bon jeu qui fonctionne bien et qui vaut la peine d’être acheté.

    Vous seriez surpris de savoir à quel point les éditeurs pensent souvent ainsi. Même certains jeux sur console sont équipés de DRM, alors que personne ne s’intéresse vraiment à y jouer. Par exemple, il y a un DRM dans un jeu Wii sur les Schtroumpfs. Il a fallu des années pour que quelqu’un le découvre, car qui joue aux Schtroumpfs sur Wii ?

  5. Si les entreprises ne considèrent plus l’achat comme une forme de propriété, alors en quoi le piratage est-il un vol ?

  6. Le piratage numérique n’a jamais été considéré comme du vol, c’est pourquoi on parle de « piratage » et que les personnes concernées sont poursuivies pour violation du droit d’auteur plutôt que d’être emprisonnées pour vol. Le piratage numérique n’est pas et ne sera jamais considéré comme du vol.

  7. Merci pour un article. Oui, nordvpn c’est un service au top, moi je l’utilise pour un 1 et je n’ai rien soucis.

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