Reste-t-il un côté PUNK parmi nos jeunes ?

Grégory Hénique — 26/10/2017

Le 08 septembre dernier, j’écoutais l’émission d’Antoine De Caunes sur France Inter consacrée au mouvement PUNK. Il était précisé que le mouvement PUNK a émergé dans les trois derniers quarts du XXème siècle en réaction au mouvement HIPPIE.

Il est vrai que nous le constatons au quotidien : en règle générale, à une génération douce succède une génération violente. Et inversement : lorsque les parents sont sévères, en règle générale cela donne naissance à des enfants doux en réaction.

Est-ce que cela expliquerait pourquoi la génération actuelle est réputée douce et non violente ?

VIVONS-NOUS UNE EPOQUE DE DOUX ?

Pourtant, d’après moi, il s’agit d’un gros amalgame et d’une caricature.

LA CARICATURE DE NOTRE GENERATION

La contestation a peut-être fonctionné à une époque, mais fonctionnerait-elle encore aujourd’hui ? La preuve que non : les essais se révèlent à chaque fois infructueux au bout du compte.

La génération actuelle a peut-être envie d’utiliser le système pour parvenir à sa fin. Pourquoi ? Ils vivent dans une époque beaucoup plus contraignante que celle dans laquelle vivaient les contestataires.

ALORS OÙ SE TROUVENT LES PUNKS DE NOTRE EPOQUE ?

La punk attitude

Les punks du XXème siècle criaient leur haine à travers de la musique rock indépendante. Les contestataires de nos jours, où se trouvent-ils ?

Oui et non. L’énergie actuelle, soyons honnête, ne se trouve pas dans la rébellion. Elle peut se trouver dans une nouvelle vision de la vie et une envie plus personnelle de bouleverser la société pour parvenir à percer.

LA SOCIETE A-T-ELLE VAINCU LA PUNKITUDE ?

Oui, certainement, le côté punk n’a pas eu gain de cause. Il s’est fait rouler dessus par le chômage et la pauvreté.  Comment rester punk quand vous avez faim et que vous n’avez plus de quoi vivre ? N’avez-vous pas envie, dans ce cas-là, de lâcher votre coté rebelle pour aller vous inscrire à l’usine ?

Malheureusement c’est un peu ce qui semble s’être passé.

Ce n’est plus le côté punk qui perdure aujourd’hui : c’est plutôt une énergie qui se dirige vers la personnalité de chacun dans une volonté de s’en sortir tout simplement dans une société asservissante comme jamais.