Malgré le fait que j’ai raté la vague au lancement d’Instagram (et que j’ai toujours été amer à propos du faible nombre de mes followers même si 10k ce n’est pas rien), que je n’ai jamais vraiment décollé et que j’ai stagné durant de longs mois, peu importe l’amour que je mettais au travail, j’ai éternellement travaillé à la qualité de mes photos sur Instagram.
J’ai appris à utiliser Photoshop.
J’ai appris à me créer des filtres maison.
J’ai finalement trouvé mon style d’image.
J’espérais que la chance me sourie, j’espérais que mon compte passerait un jour à la vitesse supérieure et que l’algorithme serait en ma faveur. J’espérais que les gens découvriraient mon compte, qu’ils me suivraient. J’espérais, j’ai persévéré, et ironiquement maintenant plus que jamais, j’aime le style visuel que j’ai créé.
Mais savez-vous quelle est ma récompense ? 5% de mes followers voient mes messages, 35 les aiment malgré 10.000 adeptes, ce qui ressemble à un bon vieux « passe ton chemin ».
5% de vos followers seulement voient vos messages : n’est-ce pas rageant, même lorsque vous en avez 1 million ?

Instagram : une plate-forme qui n’est pas la vôtre
Si vous êtes un lecteur de longue date ici, vous savez que j’ai parlé sans discontinuer de l’importance de créer votre propre moyen d’expression.
J’ai évoqué devant vous les risques d’une entreprise bâtie sur les réseaux sociaux, et les bénéfices du blogging, même sans parler du côté satisfaisant d’avoir construit quelque chose de ses mains.
Maintenant plus que jamais, j’ai l’impression qu’Instagram a perdu son âme, que ses origines créatives n’existent plus, que c’est dorénavant un business et que l’algorithme se nourrit de cette merde.
L’algorithme Instagram veut de l’argent, pas de la créativité. Google suit le même chemin : petit à petit, les « petits » sont défavorisés parce qu’ils ne paient pas (voir quels sont les trois premiers réseaux sociaux en France).
Les mauvais côtés d’Instagram
Pire encore, Instagram semble être passé d’une plate-forme qui alimentait la positivité, à une plate-forme qui conduit à une faible estime de soi, une comparaison malsaine et une recherche de gratification sociale virtuelle… sans parler de la consommation.
Si vous êtes honnête avec vous-même, vous devinez que la devise sociale sous-jacente sur laquelle Instagram opère n’est pas saine. Pour chaque like, il y a une jeune fille de 17 ans dévastée par le fait que sa dernière photo d’elle en bikini ne se fait pas aimer, doutant d’elle-même, de son corps et de sa valeur…
Le problème, c’est que la plateforme a été construite sur le nombre de suiveurs et l’engagement de ceux-ci. Toutes les marques épient les chiffres de leur dernière photo sur Instagram. Mais l’algorithme a changé la donne… Il vous empêche désormais de voir le contenu des personnes que vous suivez, dans l’ordre dans lequel il a été posté, vous faisant perdre tout espoir d’être jugé en entier par ceux qui vous aiment. Même les gens qui se sont activement inscrits à votre compte et qui ont insisté pour s’inscrire ne verront pas les 95% de vos posts.
L’algorithme a mis la logique de côté, il a créé du désordre, de la comparaison, de la concurrence et un manque total d’uniformité pour les créateurs de contenu et leurs adeptes.
Le seul moyen de rétablir la justice à l’heure actuelle, ce serait de retourner au Instagram d’origine. Si vous vous abonnez à un compte, vous voulez voir son contenu. C’est tout l’intérêt de « suivre » quelqu’un. Sur cette base, je n’ai pas besoin d’un algorithme pour décider dans quel ordre je vois le contenu, et même décider si j’ai le droit de le voir.