Comment je passe du webmarketing à la culture

Grégory Hénique — 21/11/2012

Webmarketing

J’aime le webmarketing parce qu’il s’agit d’une matière à la fois :

Seth Godin

Je crois que j’ai déjà indiqué, en peu de mots, une grande partie de ce que je voulais dire aujourd’hui. Mais je voulais dire aussi que j’ai trouvé un « gourou » en webmarketing en la personne de Seth Godin dont je vous conseille tous les livres par ce lien. Non parce que Seth Godin traite exclusivement de webmarketing ou qu’il livre la recette pour vendre sur internet, loin s’en faut. Ce n’est pas son domaine. Il est plus général, abordant ou plutôt réinventant le marketing. Son truc, c’est de rédiger un livre pour un concept : un « conseil », une « vision », ou une « philosophie » par livre, qui vous éclaire la matière d’un jour nouveau et vous pousse à aborder le genre différemment.

La culture

Bref passons. C’est en tout cas en lisant un livre de Seth Godin que je suis tombé sur un paragraphe éclairant, m’ayant donné l’idée de cet article. Il expliquait, au détour d’un chapitre, que les gens ne consomment plus aujourd’hui comme au milieu du XXème siècle et qu’internet avait développé de manière exponentielle les communications mais aussi les contenus.

tout cela s’est aggrandit. Il conclut son paragraphe en affirmant qu’il est impossible, aujourd’hui, de tout connaître et que la seule solution pour tout un chacun, consiste à se spécialiser dans un domaine. Tout connaître, ajoute-t-il, est littéralement impossible :

…existent. Et tout d’un coup, pour moi ce fut l’illumination, comme une délivrance. Cette affirmation n’est peut-être pas grand chose pour certains, mais pour un névrosé comme moi, obsédé par l’idée de la perfection, elle fit l’effet d’une boule de neige.

Cela voudrait dire que j’ai eu tord, depuis le début, de chercher à partir dans tous les sens comme s’il était possible, en une seule vie, de connaître l’ensemble de ce qu’il était possible de savoir. Je m’y suis épuisé, et puis découragé. Seth Godin a raison, me suis-je dit alors dans mon lit, tenant fébrilement les pages de son bouquin. Aujourd’hui, contrairement aux siècles derniers, il n’est plus possible d’être assez cultivé pour tout savoir. Les avancées technologiques, philosophiques, scientifiques ont trop progressé, se sont trop spécialisées :

Et pourtant dieu sait si toutes ces matières sont intéressantes quand on s’y plonge. Je n’ai jamais été féru d’histoire, et pourtant j’ai adoré l’histoire du Moyen-Âge quand j’ai dû m’y plonger, je me suis même attardé sur les comportements familiaux des 16ème – 17ème siècles quand j’étais à la Sorbonne. La philosophie est un puits sans fond dans lequel je m’empêche de plonger, sachant à l’avance que je ne remonterai jamais. Idem pour la psychanalyse. Et pourtant, avec le recul, j’aurais aimé être psychiatre.

Que de souvenirs avec cette vue du Panthéon dans le quartier latin. Il symbolise pour moi mes années étudiantes, le savoir, la Sorbonne, le lycée Henri IV, les livres, et la jeunesse. Clin d'oeil.

Au jour d’aujourd’hui, contrairement aux siècles précédents où il était peut-être possible de trouver des « savants » possédant un savoir englobant, aujourd’hui il n’est plus possible de tout savoir.

Ce fut un soulagement pour moi :

Comme quoi, le marketing, ça peut être une porte ouverte sur pas mal de découvertes.

CQFD