La paronoïa aïgue : une nécessité
Peut-être qu’à force d’expériences, on devient de plus en plus paranoïaque.
Peut-être qu’à force de voir des hommes politiques corrompus s’en mettre plein les fouilles, on en a marre de recevoir des claques dans la tête.
Peut-être qu’à force d’entendre Bill Gates affirmer qu’il a décidé généreusement d’aider les africains morts de faim alors qu’en réalité il finance les graines Monsanto qui sont censées résister au climat africain mais qui ne se reproduisent pas d’elles-mêmes et obligent les africains à toujours racheter de nouvelles graines au fournisseur américain, on en a marre de se faire des illusions.
C’est peut-être ce qui explique pourquoi je suis dubitatif quand j’apprends que Google déclare investir des millions généreusement pour venir apporter internet aux zones reculées du monde dont l’Afrique.
Quesaco ?
C’est bel et bien ce que vient d’annoncer Google avec son projet « Project Loon ». Le but ? Faire s’envoler des ballons dans la stratosphère permettant de diffuser internet là où aucun câble ne peut aller.
L’Afrique est spécialement visée par Google. Ses ballons survoleront la planète à environ 10000 mètres au-dessus de nos visages, dans le but de créer un tout nouveau réseau aérien ressemblant un peu à la 3G. Au total ce seraient des centaines de ballons de ce type qui seraient disséminés. Quelle énergie va alimenter ces ballons, allez-vous me dire ? Tout simplement l’énergie photovoltaïque !
Où est le piège ?
Officiellement il n’y a pas de piège, mais bien entendu cette firme gigantesque qu’est Google ne fait rien au hasard. Moins d’ 1% des africains sont connectés à internet, c’est donc des milliards de personnes qui pourront tout d’un coup être reliés au web. Google tirera des bénéfices de son investissement : outre les FAI qui seront susceptibles de lui payer une redevance, Google pourra ainsi diffuser ses services (moteur de recherches, services en tout genre comme Google Drive, etc.) à de nombreux autres clients potentiels.