Les vingt-mille premiers mots de mon prochain roman sont déjà écrits. Je vous prépare un roman dont je suis fier, à la fois classique et original, à la fois dramatique et fou.
Qu’est-ce qui me rend joyeux lorsque j’écris ?
- TRANQUILITE – D’abord il s’agit de moments à moi.
- INVENTION et MAITRISE – Lorque vous écrivez, vous êtes le seul maître à bord et personne ne vous dit comment vous y prendre ni quel récit imaginer.
- EMOTION – Vous êtes obligés de vous impliquer, et donc de ressentir les émotions que vous couchez sur le papier. Ne vous est-il pas arrivé de pleurer en lisant un roman ? Ce genre d’émotion, l’auteur est obligé de les ressentir sans quoi elles ne passeraient pas sur le papier.
- UNE CHANCE – L’écriture est une chance de passer à la postérité. Certains misent tout sur leur entreprise, d’autres tentent leur chance derrière la caméra ou devant le micro de THE VOICE. D’autres passent leur vie à écrire leur roman.

Faut-il écrire un plan lorsqu’on écrit un roman ?
J’aurais tendance à répondre : Surtout pas !
Pour moi, l’écriture d’un plan m’enlèverait une majeure partie de mon plaisir.
Elle m’enlèverait mon petit bonheur de l’INVENTION : Je saurais déjà ce que va être la suite. Je connaîtrais la mort de mon héros avant même de le faire vivre. Comment s’y attacher dans ces conditions ?
EMOTION : Les émotions sont meilleures lorsqu’elles vous tombent dessus par inadvertance. Imaginez que vous sachiez à l’avance que demain matin à 10h30 vous allez tomber amoureux. Vous croyez que le choc sera le même ?
2 petits bonheurs sur 4 : l’écriture d’un plan m’enlèverait d’un coup la moitié du plaisir que je prends à écrire. Ce serait bien dommage, et pour moi ce serait rédhibitoire.
L’écriture est tellement difficile qu’il lui faut bien toutes ses qualités et tous ses bienfaits pour tenir le coup.