- Avant-propos :
Sultane est une magicienne destinée à évoluer dans l’univers de CONAN LE BARBARE créé par Robert E. Howard (cf. Age of Conan).
- Représentation (visage balafré) :

- Background du personnage :
« — Deux sentiments opposés ont toujours brûlé en moi : le désir et la répulsion, l’attirance et l’aversion, le démon qui consume vos entrailles et la peur qui vous empêche de parler à quiconque.
Oui je suis une femme, et il m’arrive d’éprouver du désir quand je passe ma main sur mon ventre ou quand mon regard croise celui d’un homme. Il n’y a pas à en avoir honte. Cependant, au fond de moi, je sais que cet amour physique me sera éternellement interdit.
Sultane est un nom qui m’est resté depuis que j’allais à l’école dans le village où j’ai été recueillie. C’est ainsi que m’appelaient les maîtres qui nous surveillaient lors des récréations. Quel âge avais-je à l’époque ? Peut-être une dizaine d’année. Tous les garçons faisaient un cercle autour de moi, rivalisant d’humour ou de force pour savoir qui bénéficierait de mes faveurs. Je restais au milieu d’eux, heureuse d’être l’objet de toutes ces attentions et m’amusant de leurs tentatives de séduction. J’étais une sultane : la favorite des puissants. J’ai toujours attiré le sexe opposé. Pourtant, à tous ces hommes consummés par le feu du désir, je n’ai jamais cédé la moindre parcelle de mon corps.
Et pour cause : je ne suis pas tout à fait une femme comme les autres. A bien y réfléchir, Sultane est un nom qui me va bien. J’aime être entourée, j’aime jouer de mon charme et rendre fous les hommes. J’ai ce feu qui couve à l’intérieur : le feu de l’amour, toujours brûlant, jamais assouvi. Certains jours cette concupiscence me rend presque folle, et plus les années passent, moins je supporte cette patience que le sort m’a imposée.
Pourquoi suis-je ainsi enchaînée à mon propre désir ? Tout simplement parce que je ne suis pas faite de chair et de sang. Suis-je née d’une sorcière ? D’un démon ? Dans tous les cas, ma peau est constamment incandescente. Je suis faite de flammes : une flamme sombre et chaude qui ne brûle pas, qui ne fait pas fondre ce qu’elle touche, mais qui me rend immatérielle au grand dam de ceux qui m’entourent. Le pouvoir du feu dont je suis bénéficiaire me donne la puissance, mais me retire ce pour quoi je suis faite au fond de moi : le contact, le plaisir de toucher et d’appréhender les autres. Certes je suis crainte dans toute la Stygie. Mais jamais un homme ne pourra m’offir le plaisir des sens… — »



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